Parlement : les députés autorisent la ratification de trois accords

Lundi 27 Juillet 2026 - 14:57

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L’Assemblée nationale a examiné, le 23 juillet dernier, trois projets de lois dont ceux autorisant la ratification de l'accord de prêt du projet de prolongement de la route de la corniche de Brazzaville entre la République du Congo et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) ainsi que l'accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements entre la République du Congo et la Fédération de Russie.

La Badea a octroyé, en effet, à la République du Congo un prêt d'un montant de 80 000 000 de dollars américains, soit environ 46 020 160 000 FCFA. Le Congo participera au financement du projet à hauteur de 5 000 000 de dollars. Ce prêt dont l’accord a été signé le 13 avril dernier servira à financer le projet de prolongement de la route de la corniche qui consiste à créer un aménagement structurant sur l'axe reliant le Nord et le Sud de Brazzaville.

Le projet vise à améliorer les conditions de mobilité dans la ville par la création d'une nouvelle liaison inter-quartier, notamment Makélékélé, Bacongo, Centre-ville, Poto-Poto. Un axe routier hautement circulable et fluide sera alors ouvert. Comme effets induits, le projet permettra aussi de « créer un lien entre la ville et le fleuve Congo » ainsi que le Djoué. Il y aura l'impact touristique et commercial, la modernisation et l'embellissement urbains, l'aménagement des espaces de promenade, de détente et de loisirs.

L'accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements entre la République du Congo et la Fédération de Russie a été signé le 16 octobre 2025. Il confirme la vision partagée des deux pays de promouvoir et de protéger réciproquement leurs investissements sur le territoire de l'une ou de l'autre partie contractante afin de renforcer la coopération entre elles sur la base de l'égalité et du bénéfice mutuels.

« Les investissements tels ceux qui permettront la construction de l'oléoduc Pointe-Noire - Maloukou-Tréchot et d'autres à venir, seront couverts par le présent accord qui stipule que les investissements d'un financeur de l'une ou l'autre partie contractante effectués sur le territoire de l'autre ou l'autre partie ne sont pas soumis, directement ou indirectement, à une expropriation ou à une nationalisation ou encore à d'autres mesures d'effet similaire empêchant ledit investisseur d'utiliser, de définir ou de disposer de ses investissements sur le territoire de l'autre partie contractante », a rapporté la commission Affaires étrangères, coopération et des Congolais de l'étranger de l’Assemblée nationale au cours de la plénière.

Quant au troisième texte de loi adopté, il concerne l’autorisation de la ratification de l'accord de financement relatif au programme de sécurité sanitaire en Afrique de l'Ouest et du centre-phase III entre la République du Congo et l'Association internationale de développement (AID). D’un taux concessionnel d'un montant de 52 500 000 euros, cet accord a été signé le 6 mars 2026 à Washington, dans le cadre du « Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du centre - phase III ». Ce programme vise à accroître la collaboration régionale et les capacités des systèmes de santé et à mettre en œuvre des politiques de sécurité sanitaire. Les principaux axes de ce programme étant la prévention des urgences sanitaires, avec l'approche « Une seule santé », et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens ; ainsi que l'appui, par l'assistance technique et la formation, à la gouvernance, à la planification et à la gestion de la sécurité sanitaire. Il s’agit spécifiquement, entre autres, de la détection des urgences sanitaires, avec le renforcement de la qualité et de la capacité des laboratoires; la mise à disposition de « ressources humaines pluridisciplinaires pour les urgences sanitaires » ; la gestion des urgences sanitaires par « le renforcement des capacités à intervenir en temps opportun en cas d'urgences » : l'élaboration de plans d'action, la vaccination, la communication sur les risques, les équipes d'intervention, les centres d'opération, la prise en charge clinique, logistique d'urgence. A cela s’ajoutent la coordination et la gestion du projet sur la base de capacités institutionnelles confirmées ; l’intervention d'urgence contingente : intervention immédiate en cas de crise.

Parfait Wilfried Douniama

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