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Dimanche 12 Février 2023 - 1:07

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Il y a ce challenge d'accueillir la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football en 2025, et cette concurrence forte opposant les candidats en lice parmi lesquels le Maroc. Demi-finaliste de la Coupe du monde Qatar 2022, le pays s'en réfère sans triomphalisme excessif comme une valeur ajoutée sachant qu'en amont, il s'est positionné assez rapidement ces dernières années mais avec un succès indéniable dans le domaine de la promotion du football.

A travers une gamme d'infrastructures sportives modernes implantées dans les grandes villes, la logique voudrait qu’il en récolte les lauriers tant des résultats sur le terrain parlent. De nombreux joueurs formés au pays sont maintenant recrutés dans les grands championnats du monde, preuve que les lourds investissements consentis dans la construction de tout l'ensemble ne sont pas vains.

Rabat, Casablanca, Agadir, Tanger, Marrakech, Fès disposent de stades bâtis dans l'objectif de faire du football une référence de poids dans l'univers sportif et culturel du pays. Et les gens ici ont une passion soutenue pour le sujet. A chacune des rencontres livrées lors de la Coupe du monde des clubs de la Fédération internationale de football association (Fifa) 2022, du 1er au 11 février, l’engouement était perceptible dans la rue et les stades pris d’assaut.

Il ne faut pourtant pas rêver : gérer de telles infrastructures exige une bonne expertise. Dans le cas du Maroc, la mission de rentabiliser ces enceintes bâties à grands frais a été confiée à la Société nationale de réalisation et gestion des stades (Sonarges). L'Etat y détient la totalité des parts mais cette dernière en assure la maintenance et l’exploitation dans la perspective que ces investissements soient productifs.

A l’exception de la mythique arène Mohamed V de Casablanca qui échappe à son contrôle pour des raisons spécifiques (elle appartient à la ville), la Sonarges exploite Tanger, Marrakech, Agadir, Fès et Rabat. Un exemple type de gestion à travers lequel l’Etat, principal actionnaire, donne à une entité spécifique la mission de rentabiliser un patrimoine dédié à la promotion du sport. Ce mode de fonctionnement est d’autant plus pertinent quand les collectivités dans lesquelles sont érigées ces structures ne disposent pas des moyens de mieux les gérer.   

Bien sûr le Maroc espère vivement accueillir la CAN 2025 et travaille durement à cet aboutissement, en comptant sur la qualité de son offre. Les témoins en sont les journalistes en nombre qui, pendant deux semaines, en plus de couvrir la Coupe du monde des clubs de la Fifa, ont apprécié l'hospitalité du pays hôte dans le cadre d'un média tour dont chacun a pu rendre compte de ce qu’il a vu avec son regard et sa sensibilité. Incontestablement, l’expérience aura été enrichissante.

Gankama N'Siah

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