Protection de l’enfance : l’Unicef plaide pour un renforcement des investissements au Congo

Jeudi 11 Juin 2026 - 11:45

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Reçue par le ministre de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement, Luc Joseph Okio, le 9 juin à Brazzaville, la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Mariavittoria Ballota, a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le Congo dans la promotion des droits de l’enfant. Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat autour de l’évaluation des politiques publiques, considéré comme un levier essentiel pour améliorer les investissements en faveur de l’enfance.

L’agence onusienne et le ministère de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement entendent consolider leur coopération en faveur de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfance. Cette volonté commune a été réaffirmée lors de la récente rencontre entre Mariavittoria Ballota et Luc Joseph Okio. Au cours de la séance de travail, la responsable onusienne a souligné l’importance des réformes engagées par les autorités congolaises pour accompagner le développement du pays.

Les deux parties ont évoqué les perspectives de coopération entre l’Unicef et le ministère, notamment dans les domaines de la jeunesse, de l’éducation, de la protection de l’enfance et de l’évaluation des politiques publiques. Selon Mariavittoria Ballota, la rencontre s’est inscrite dans la continuité du partenariat existant entre son agence et le département ministériel pour promouvoir la culture de l’évaluation comme outil de gouvernance et d’amélioration des performances publiques. « L’évaluation constitue une stratégie clé pour la bonne gouvernance. Elle permet de mesurer l’efficacité des politiques, des programmes et des interventions menées en faveur des enfants et d’orienter les décisions futures », a-t-elle expliqué.

La représentante résidente de l'Unicef a salué la volonté exprimée par le ministre de bénéficier d’un accompagnement technique dans l’élaboration prochaine d’une politique nationale de l’évaluation. Un projet qui, d’après elle, contribuera à renforcer la coordination entre les différents acteurs du développement et à améliorer l’accès de la population, notamment les enfants, aux services sociaux de base. Elle s’est également félicitée du succès de la première édition des Journées de l’évaluation organisées au Congo et a réaffirmé sa disponibilité à accompagner la préparation de la prochaine. Pour l’Unicef, ces rencontres constituent un cadre privilégié de réflexion sur les mécanismes permettant d’améliorer l’impact des politiques publiques en faveur des enfants.

Forte de son expérience dans plus de 190 pays, l’Unicef entend mettre son expertise à la disposition des institutions congolaises afin de renforcer les capacités des acteurs nationaux en matière d’évaluation, de collecte de données et de recherche. Son action au Congo, a rappelé Mariavittoria Ballota, s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de plus de soixante ans. Toutes les interventions de l’organisation, a-t-elle conclu, sont guidées par les recommandations issues de la Convention relative aux droits de l’enfant, dont la mise en œuvre a fait l’objet d’un examen en 2024 par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Mariavittoria Ballota et Luc Joseph Okio /DR

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