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Routes

Lundi 26 Avril 2021 - 17:43

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Qu’il nous soit permis, à nous qui sillonnons le territoire national, de rappeler aux pouvoirs publics que la volonté affirmée par le président réélu Denis Sassou N’Guesso tout au long de sa campagne électorale, que sa volonté donc de faire de l’agriculture, entendue au sens large, le moteur des progrès à venir ne pourra se concrétiser et produire les effets attendus que si les voies routières du Congo sont entretenues, rénovées, complétées dans tous les départements. Une évidence qui est loin, très loin d’être perçue par les administrations concernées si l’on en juge par l’état déplorable des chaussées, des ponts, des infrastructures par lesquels transitent les produits de toute nature qui doivent être acheminés vers les différents marchés.

 

Ce constat est d’autant plus sévère que tout au long des vingt dernières années des investissements considérables, gigantesques même ont été effectués par les Grands Travaux afin de rendre accessibles les zones les plus reculées du territoire, afin aussi de relier le Congo aux pays qui l’entourent parmi lesquels figurent en première position le Cameroun et le Gabon, afin surtout de permettre aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux forestiers d’acheminer leurs produits vers les grandes cités. Creusées d’ornières et de trous énormes dans lesquels s’enlisent les voitures, les bus, les camions, ces grandes voies sont aujourd’hui de véritables pièges dans lesquels tombent les acteurs économiques comme en témoignent les nombreuses épaves qui les jonchent, tout particulièrement sur la Route nationale n° 2 qui relie Brazzaville aux départements du Pool, des Plateaux, des deux Cuvettes, de la Sangha et de la Likouala.

 

Si l’Etat veut convaincre les Congolaises et les Congolais qu’il fera tout pour concrétiser rapidement le programme sur lequel le président-candidat s’est fait élire le 21 mars dernier, il va devoir forcément inscrire la rénovation et l’entretien des routes en tête de ses priorités. Alors, en effet, et alors seulement il convaincra nos concitoyens de se lancer dans la mise en exploitation rationnelle et efficace des vastes et très riches ressources naturelles que nous détenons.

 

Pour dire les choses de façon encore plus claire le temps des discours est passé, celui de l’action est venu. Avec au cœur de ce grand projet du nouveau quinquennat la restauration des voies routières, petites et grandes, dont dépend de façon évidente l’essor de l’agriculture nationale. Une rénovation qui a débuté, certes, mais qui est encore très loin de répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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