Sécurité aérienne : la Cémac veut harmoniser les méthodes de travail des pays membresLundi 10 Août 2026 - 18:35 Le groupement des directeurs de la sécurité aérienne des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) se réunit, du 10 au 14 août à Brazzaville, pour renforcer sa coopération et harmoniser ses méthodes de supervision, dans la perspective de l’entrée en vigueur de la réglementation communautaire de l’aviation civile à compter du 1er janvier 2027.
Au-delà des échanges techniques, les participants vont évaluer le niveau de mise en œuvre des mesures de sécurité dans leurs différents pays et partager les expériences susceptibles d’améliorer la supervision du transport aérien. L’ambition est de réduire les écarts entre les systèmes nationaux et de renforcer leur efficacité. La rencontre doit également déboucher sur la mise en place d’un cadre permanent d’échange entre les responsables de la sécurité aérienne. Celui-ci devrait faciliter le partage d’informations et de bonnes pratiques dans plusieurs domaines, à savoir les opérations aériennes, les aérodromes, la navigation aérienne et la navigabilité. Pour Eugène Apombi, directeur général de l’Assa-Ac, cette rencontre doit marquer le passage à une coopération plus structurée entre les Etats. « Aucun Etat ne peut seul relever les défis auxquels notre secteur est confronté », a-t-il précisé, appelant à mutualiser les ressources, les compétences et les expériences. Il s'agit, a-t-il dit, de faire de ce regroupement un rendez-vous régulier permettant aux responsables d’échanger sur leurs difficultés, de partager les bonnes pratiques et de rechercher ensemble des solutions aux problèmes de sécurité.
Représentant le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande du Congo, le directeur de cabinet, Julio Nganongo Ossere, a insisté sur la nécessité de dépasser les approches nationales. « La sécurité aérienne est une chaîne dont la solidité dépend de chacun de ses maillons », a-t-il déclaré. Il a plaidé pour le renforcement des compétences, l’alignement des outils de supervision et une meilleure circulation des informations entre les autorités de la sous-région. Pour le Congo, qui assure actuellement la présidence en exercice de la Cémac, cette dynamique s’inscrit dans l’objectif plus large de renforcer l’intégration et la connectivité entre les Etats. Au terme des travaux, les participants devraient formuler des recommandations destinées à améliorer la coordination régionale et le niveau de conformité des systèmes nationaux aux normes et pratiques recommandées de l’OACI. L’Assa-Ac souhaite également que cette première rencontre ouvre la voie à un cadre permanent de concertation avec, à terme, des rencontres techniques spécialisées dans différents domaines de la sécurité aérienne. L’enjeu est de construire progressivement une véritable culture commune de sécurité et de faire de l’espace Cémac une référence régionale en la matière. Gloria Imelda Lossele Légendes et crédits photo :1- Officiels et participants posant après l’ouverture de l’atelier/ Adiac
2- Les participants à la rencontre / Adiac Notification:Non |


Organisé par l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (Assa-Ac), en collaboration avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et les Autorités africaines et malgache de l’aviation civile (Aamac), le premier regroupement rassemble les responsables de la sécurité aérienne du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad. Les échanges portent notamment sur la supervision de la sécurité, la réglementation communautaire, les compétences techniques et le suivi des actions correctives.
Poursuivant son propos, le directeur général de l’Assa-Ac a salué les avancées du Cameroun, du Congo, du Tchad et de la Centrafrique, engagés dans le processus de basculement vers la réglementation communautaire. Il a invité les autres Etats à accélérer leur démarche afin de parvenir à un cadre réglementaire commun, moderne et conforme aux exigences internationales. Cette harmonisation apparaît d’autant plus nécessaire que les audits de l’OACI font ressortir des niveaux de mise en œuvre encore inégaux d’un Etat à l’autre.








