Voeux de nouvel An : les sénateurs appelés à prendre de la hauteurSamedi 10 Janvier 2026 - 9:57 Le président de la chambre haute du Parlement, Pierre Ngolo, a rappelé le 8 janvier à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux de nouvel An au Sénat, que l’année 2025 aura mis à très rude épreuve, le sens de patriotisme, de maturité, de lucidité et de responsabilité des sénateurs. Il les invités à prendre de la hauteur pour se maintenir sur la trajectoire définie à l'entame de la quatrième législature en cours en jouant pleinement leur rôle de modérateurs et de conseillers de la nation.
Pierre Ngolo a par ailleurs souligné l’impératif de tirer tous les vrais enseignements de leur cheminement afin d’envisager le futur avec hauteur de vue. « Hauteur de vue, détermination, responsabilité et confiance, telles sont les clés de succès, du renforcement du prestige de notre institution qui, reconnaissons-le, avait pu déjà arracher une certaine cote auprès de la clameur publique », a indiqué le président du Sénat, précisant qu’un tel crédit est à préserver et à consolider. C’est ainsi qu’il a souligné la nécessité d’ausculter, de façon saine et en toute objectivité, l’organisation et le fonctionnement de cette institution, afin, dit-il, de déceler et d'enrayer systématiquement tout ce qui est de nature à éroder la complicité entre les sénateurs, parasitant, de fait, les performances attendues. « Chambre haute avec vocation de modérateur et de conseiller de la nation, le Sénat doit, par l'action et l'éthique, être la référence qui inspire et indique la voie à suivre pour la construction d'un Congo qui vit et qui avance. Alors, nous comprenons tous que 2026 qui commence doit être l'année de l'engagement décuplé, de surcroît d'efforts et de la discipline affermie. Le tout pour nous élever vers l'efficacité et l'excellence », a souligné Pierre Ngolo. Evoquant l’élection présidentielle de mars prochain, le président du Sénat a indiqué que ce grand rendez-vous de la démocratie doit se tenir dans la paix. C’est pourquoi il a rappelé aux acteurs politiques et à tous les compétiteurs que dans toute élection la seule arme demeure l'argumentaire, la présentation de la meilleure manière d'un projet et les intentions en vue de l'adhésion du plus grand nombre. « La possibilité dévolue au peuple de trancher en choisissant qui il veut, ne doit en aucun cas offrir le prétexte de trouble à l'ordre public et à la remise en cause de la paix. Préservant la paix, consolidant la paix, telle doit être la devise observable par tous, Congolaises et Congolais. Les membres de la chambre haute sont ici appelés à correctement porter la veste de modérateurs et de conseillers de la nation, qui s'interdisent absolument de jouer les pyromanes », a-t-il conclu. Faisant le bilan de l’année écoulée, la première questeure du Sénat, Andréa Carole Sassou N’Guesso, a rappelé que 2025 a été une année d’intenses activités parlementaires, malgré la crise financière qui a limité leur action. « Pour l’année que nous venons de commencer, nous plaçons notre confiance dans vos orientations éclairées et votre haute sagesse pour permettre à notre institution d’aborder avec sérénité, responsabilité et détermination, la relève des défis majeurs qui se présentent à elle. Votre vision demeurera pour nous tous, un repère essentiel afin de transformer avec dignité et efficacité ces défis en opportunités de progrès », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement des sénateurs à accompagner leur président dans l’exercice de ses lourdes et délicates fonctions.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Andréa Carole Sassou N’Guesso remettant le discours bilan à Pierre Ngolo; une vue des sénateurs/DR Notification:Non |


Selon le président du Sénat, aux difficultés du quotidien, résultantes de la conjoncture économique et financière austère que connaît le pays, se sont ajoutées la manipulation, la désinformation et l’intox. Ainsi, toutes les conditions étaient réunies pour saper le moral et entamer l’engouement des sénateurs. « Nous avons malgré tout, su maintenir le cap. Nous devons nous féliciter de notre force de caractère et de la résilience que nous avons su utiliser. Force de caractère et de résilience, voilà les atouts qui nous maintiennent sur la trajectoire définie à l’entame de la quatrième législature en cours », a-t-il rappelé.








