Droits humains : la FIACAT fait la revue à mi-parcours de ses activités au Congo

Vendredi 24 Juillet 2026 - 16:28

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En séjour de travail en République du Congo, une délégation de la fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), conduite par sa coordonnatrice internationale, Emma Worlop, a échangé le 23 juillet, avec le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Casimir Ndomba

La FIACAT est venue faire la revue à mi-parcours de son projet de lutte contre la détention préventive abusive intitulé : « garantir les libertés fondamentales et la dignité humaine des personnes privées de liberté au Congo ». La troisième phase de ce projet, a déclaré Emma Worlop à la fin des entretiens, touche presque à sa f+in. La FIACAT, a-t-elle poursuivi, est en train de faire le point des activités menées pendant la troisième et quatrième phase.

La coordonnatrice internationale de la FIACAT a salué l’adhésion du président de la CNDH à ce projet et à bien d’autres que la FIACAT entend réaliser en République du Congo. Elle a affirmé, par ailleurs, que son organisation est en train de mener un plaidoyer auprès des acteurs concernés par le respect des libertés fondamentales pour qu’elles améliorent les conditions des détenus dans les centres de privation de liberté.

Ainsi pendant le séjour congolais de la FIACAT, il est prévu une réunion bilan des activités réalisées pendant la troisième et quatrième tranche du projet, a dit Emma Worlop, avant d’émettre le vœu de voir ce projet être pérennisé au Congo. 

De son côté, le président de l’association « Action des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo » (ACAT-Congo), Christian Loubassou, qui accompagnait la délégation de la FIACAT, a déclaré que : « dans le cadre du projet précité, notre structure a organisé une formation en vue de renforcer les capacités des acteurs de la chaine pénale et des autorités locales. L’ACAT-Congo a eu également à vulgariser, auprès de la population, des garanties judiciaires entourant la détention préventive et la garde à vue. Elle a initié plusieurs missions de terrain au cours desquelles l’ACAT-Congo a rencontré les autorités préfectorales pour échanger sur les questions de la torture et de la détention préventive ».

Christian Loubassou a ajouté que son organisation a fait un constat selon lequel dans les structures pénitentiaires congolaises, on y trouve une surpopulation des personnes qui sont en détention préventive. Il est temps, a-t-il insisté, d’interpeller les autorités compétentes.  

    

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Le président de la CNDH, Casimir Ndomba et la coordonnatrice internationale, Emma Worlop

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