Conseil économique, social et environnemental : préparer le Congo à la levée des barrières douanières d’ici à 2030

Dimanche 18 Janvier 2026 - 11:24

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La présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Emilienne Raoul, a annoncé le 16 janvier à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux de Nouvel An, la poursuite du travail commencé avec les représentants des ministères et les chefs d’entreprises sur l’échéance de l’application du traité de la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine) à l’horizon 2030. La problématique : comment le Congo se prépare-t-il à la levée des barrières douanières d’ici à 2030 ?

Se projetant dans l’avenir, Emilienne Raoul a annoncé l’intégration, au cours de ce mandat, des problématiques des territoires dans les projets à exécuter en travaillant avec les collectivités locales. Il s’agira, a-t-elle précisé, de voir quel est le modèle de développement local à mettre en œuvre dans le pays. Au plan interne, la présidente du CESE entend permettre au secrétariat général, garant de l’administration permanente, de trouver sa place dans l’administration de cette institution. « Il est l’élément moteur du bon fonctionnement de notre institution. Aussi, avons-nous prévu dans le plan d’action de le réformer pour améliorer son fonctionnement et s’assurer des résultats attendus », a-t-elle déclaré.

A propos du personnel, la présidente du CESE a rappelé que 36 agents (décisionnaires) avaient été recrutés à la fonction publique dans le cadre des quotas de l’institution des années 2021, 2022 et 2023. Cinquante-deux personnes n’ayant pas rempli les critères, ont été immatriculés à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Faisant la rétrospective de l’action sur l’année écoulée, Emilienne Raoul a rappelé la loi organique qui indique l’orientation générale de cette institution. En effet, le Conseil économique, a, entre autres missions, d’examiner les évolutions en matière économique, sociale ou environnementale et de suggérer, par ses avis, les adaptations qui lui paraissent pertinentes et opportunes. « Nous devons mesurer l’importance de nos avis et recommandations que nous adressons aux pouvoirs publics et pour cela, ils doivent être éclairés des travaux des chercheurs, des scientifiques, des spécialistes, des hommes et des femmes de terrain. Nous avons également innové en instituant les rencontres citoyennes, lieu d’échanges entre les représentants de la société civile et les représentants des pouvoirs publics, sur des sujets d’actualité et ceux qui impactent la vie des citoyens au quotidien, tels les formes émergentes de la délinquance et de la criminalité chez les jeunes », a-t-elle rappelé.

Le Plan d’action 2026-2029, première urgence en ce début d’année

Après ces rencontres citoyennes, le CESE s’était résolu de faire une proposition aux pouvoirs publics relative à la création d’un observatoire sur la délinquance juvénile pour se documenter lui-même au quotidien au lieu de se fier aux informations rapportées par les médias. Selon elle, le travail se poursuit en attendant la réaction de l’agence du système des Nations unies contactée. « Un thème en lien avec cette préoccupation, serait de conduire une étude sur la santé mentale des jeunes congolais avec l’aide des spécialistes. Nous avons aussi produit une étude sur les stratégies pour une gestion efficace des déchets solides. Les recommandations ont été remises au ministère en charge de l’Assainissement. Viendra le temps de l’évaluation de ces recommandations », a précisé Emilienne Raoul.

Par ailleurs, le vice-président du CESE, Jean de Dieu Goma, qui a fait le point des différentes activités menées ces cinq derniers mois, a énuméré les grandes lignes du Plan d’action 2026-2029. « Les grands tracés dégagés par ce plan sont d’ailleurs très parlants : la formation du personnel et la restructuration du secrétariat général pour renforcer ses capacités fonctionnelles ; une politique plus volontariste dans la collaboration avec les autres institutions et organes de l’Etat ; un renforcement de la collaboration avec la société civile ; une politique volontariste envers les partenaires techniques et financiers ; l’amélioration du cadre de travail, nécessaire à un réel épanouissement du personnel », a-t-il rappelé.

Notons que le CESE œuvre au développement et à la consolidation de la coopération avec les organisations faîtières comme l’Union des conseils économiques et sociaux d’Afrique (Ucesa) ; l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (Ucesif) et l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires (Aicesis). Le Congo occupe depuis 2021, le poste de 4e vice-président au sein du bureau de l’Ucesa, renforçant ainsi le rayonnement de son institution.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1- Emilienne Raoul déroulant sa feuille de route ; 2- Une vue des membres du CESE/Adiac

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