MAEP : s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière de gouvernance publique

Lundi 7 Septembre 2026 - 17:01

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En séjour au Sénégal, le président de la Commission nationale du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), Alain Akouala Atipault, a échangé, le 4 septembre, à Dakar avec son homologue sénégalais en charge du Maep, Ibrahima Biry Tandia. Cette entrevue a essentiellement porté sur le partage d’expérience et le renforcement de la coopération entre les deux institutions.

La rencontre revêt une importance particulière pour le Congo, dont le gouvernement, en accord avec le secrétariat continental du Maep, a décidé de lancer une étude d’évaluation ciblée sur la préparation de l’économie congolaise au basculement dans la Zone de libre-échange continentale africaine.

Le président du Conseil national de gouvernance du Maep du Sénégal, Ibrahima Biry Tandia, a présenté à son hôte congolais, au cours de l’entretien, l’expérience de son pays dans la mise en œuvre des politiques du Maep à travers trois rapports d’évaluation globale déjà réalisés, en plus de sa participation au rapport sur la gouvernance en Afrique publié en 2025. Il a également pu démontrer la régularité du Sénégal dans le paiement de ses cotisations statutaires au Sécrétariat continental du Maep, ce qui en fait un État de référence parmi les membres du Forum des chefs d’État et de gouvernement du Maep.

Pour le président de la commission congolaise, Alain Akouala Atipault, ces performances ne sont pas une surprise. Il a rappelé le rôle historique joué par le Sénégal dans les grandes initiatives africaines, notamment à travers l’ancien président Abdoulaye Wade, considéré comme l’un des concepteurs du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, aux côtés des présidents Abdelaziz Bouteflika, Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo, qu’il a qualifiés de « dignes fils d’Afrique et de véritables panafricanistes ».

Les échanges ont également rappelé la place du Maep dans l’architecture institutionnelle africaine. Bien que piloté au niveau continental par son Secrétariat, le mécanisme n’est pas l’organe suprême de décision du continent, cette responsabilité relevant principalement des organes de l’Union africaine. Il demeure néanmoins un instrument essentiel d’accompagnement, de suivi et d’alignement des politiques nationales sur les aspirations de l’Agenda 2063, « L’Afrique que nous voulons ».

Au terme de ce tête-à-tête, les deux personnalités se sont convenus de maintenir et de renforcer les axes d’échanges stratégiques entre Dakar et Brazzaville, notamment autour de bonnes pratiques en matière de gouvernance et d’évaluation des politiques publiques.

Jean Pascal Mongo-Slyhm

Légendes et crédits photo : 

1- Ibrahima Biry Tandia et Alain Akouala Atipault/DR

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