Afrique centrale : des journalistes sensibilisés aux missions de la CEAMercredi 18 Février 2026 - 9:25 Venus des pays de la sous-région, des professionnels des médias ont été sensibilisés, le 17 février à Yaoundé, au Cameroun, aux missions du bureau régional de l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Le directeur du bureau régional de la CEA, Jean Luc Mastaki, a précisé que l’objectif est de donner l’accès des outils, des données, des études, des analyses et des rapports produits par sa structure aux professionnels des médias qui ont été édifiés sur le mandat de cette structure onusienne.
L’un des participants à la rencontre de Yaoundé, Benjamin Mvondo, journaliste centrafricain travaillant pour le compte de la chaîne de télévision Vision 24, a salué l’initiative de la CEA de vulgariser ses missions aux journalistes des pays de la sous-région. « Au sortir de ces journées, je peux dire que je suis transformé. Les différents thèmes débattus ont été d’un grand apport, d’une grande importance pour moi concernant la CEA », a-t-il confié à l’issue des échanges. La CEA couvre les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, à savoir la République du Congo, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Gabon et le Tchad, y compris la République démocratique du Congo et Sao Tomé et Principe. Elle dispose des projets dans chaque pays concerné et vise à favoriser la diversification économique par l’industrialisation axée sur les ressources et le commerce pour un développement inclusif et durable. Cette commission renforce les liens entre les Etats et les institutions de financement, tout en les accompagnant dans la mobilisation des ressources financières. « Jetez un coup d’œil sur ce que nous faisons. Nous serons heureux de travailler avec vous », a déclaré le directeur du bureau régional de la CEA à la presse. Il a appelé, en outre, à la mise en place d’un réseau des journalistes économiques de l’Afrique centrale afin de mieux relayer les informations et alerter les gouvernants des pays de la sous-région sur certains dangers économiques qui guettent cette partie de l’Afrique. Pour la journaliste Carla Santana Neto de la radio Somos Todos Primos (Nous sommes tous les voisins) de Sao Tomé et Principe, ce réseau va jouer un rôle important. « Nous avons appris beaucoup de choses sur l’apport de la CEA au développement de nos pays. Ce réseau va permettre d’informer à la fois les autorités et la population sur la situation économique des Etats », a-t-elle dit. Les pays d’Afrique centrale bénéficient de l’expertise multiforme de la CEA dans la mise sur pied de leurs plans nationaux d’industrialisation et de développement, ainsi que de leurs politiques commerciales. L’institution renforce les capacités productives des Etats et intègre les priorités de la zone de libre-échange continentale africaine dans les plans de développement des Etats. Elle assiste également les pays dans le développement des infrastructures de base. « La CEA ne finance, certes, pas les projets mais elle fait bouger les lignes », a lancé Mamadou Bal, économiste au bureau régional de la CEA pour l’Afrique centrale. Il a affirmé que cette institution a contribué à la création de la Banque africaine de développement et d’autres initiatives concourant au développement du continent. Christian Brice Elion Légendes et crédits photo :Des journalistes lors des échanges / DR Notification:Non |


Institution de conseil, de plaidoyer et d’accompagnement des pays dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de développement, la CEA a été créée en 1958. Quant à son bureau régional de l’Afrique centrale, il a été implanté depuis 1962.







