Technologies spatiales : le Congo mise sur l’innovation pour accélérer son développementJeudi 10 Septembre 2026 - 18:38 Au sommet international sur l’espace à Paris, la délégation congolaise est conduite par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Le pays voit dans les technologies spatiales un levier stratégique pour relever plusieurs défis de développement, notamment l’observation des forêts, l’agriculture, les télécommunications ou encore la formation scientifique.
L’implication des entreprises dans la conception et le lancement des engins spatiaux ouvre de nouvelles perspectives aux pays africains. Selon le ministre congolais des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda, ces technologies peuvent être mises à contribution dans plusieurs domaines prioritaires, notamment la surveillance maritime, l’agriculture, l’aménagement du territoire et la gestion des ressources naturelles. L’observation de la Terre permet également de suivre l’évolution des forêts et des phénomènes climatiques. Pour la République du Congo, qui abrite une partie importante du bassin du Congo, l’enjeu revêt une dimension particulière. Le recours aux données satellitaires pourrait notamment contribuer à améliorer la connaissance et la gestion des écosystèmes forestiers. « Nous avons besoin des satellites pour communiquer, notamment dans les zones rurales », a expliqué Constant-Serge Bounda, estimant que ces technologies sont également indispensables pour accompagner les ambitions nationales dans l’agriculture, la surveillance des ressources minières et la protection des forêts. Le Congo a rappelé l’importance de la mise en place d’un observatoire des forêts du bassin du Congo. Le recours aux technologies spatiales permettrait de disposer de données fiables nécessaires à une meilleure gestion de cet important patrimoine environnemental. L’essor du spatial passe également par le renforcement des compétences nationales. C’est l’une des préoccupations soulevées par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nze. Face à l’évolution rapide des technologies spatiales et de l’intelligence artificielle, le Congo doit éviter de considérer ces domaines comme trop éloignés de ses réalités, a-t-il estimé. Les autorités entendent intégrer davantage les sciences liées au spatial dans les programmes nationaux de formation et de recherche universitaire. Pour Frédéric Nze, les technologies spatiales ne doivent pas être perçues comme un luxe réservé aux pays développés. Elles peuvent, au contraire, contribuer à apporter des réponses à des problèmes très concrets, notamment dans la gestion des ressources et la planification du développement. « Ce ne sont pas des domaines qui sont loin de nous parce que nous avons des problèmes plus concrets comme l'électricité et l'eau », a-t-il insisté..
Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Les deux ministres congolais visitant des stands/DR Notification:Non |


Le spatial constitue désormais un secteur stratégique pour le développement économique, scientifique et environnemental des États. C’est l’un des principaux enseignements du sommet international sur l’espace qui se tient à Paris, où les travaux de ce 9 septembre ont porté notamment sur la science et l’exploration spatiale, l’économie spatiale mondiale, la régulation des activités spatiales, ainsi que les questions de sécurité, de gouvernance et de défense. Les participants ont insisté sur la nécessité de faire de l’espace un domaine de coopération, de développement et de sécurité.








