Concours « Ma thèse en 180 secondes » : Prisque Michelle Nsembani remporte la finale nationale

Samedi 12 Septembre 2026 - 11:21

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La thèse en chimie de la doctorante à la Faculté des sciences et techniques de l’université Marien-Ngouabi, Prisque Michelle Nsembani, sur « La valorisation des biomolécules contenus dans les oléagineux du Congo, précisément dans la lutte contre les dermatoses », présentée en trois minutes chrono a su captiver le jury, présidé par le Pr David Mampouya lors du concours ''Ma thèse en 180 secondes''. 

Remplissant les trois critères retenus, notamment le talent de l’orateur, la vulgarisation, la structure de l’exposé, ainsi que celui du coup de cœur laissé à la discrétion seule du jury, Prisque Michelle Nsembani a remporté la finale nationale concours « Ma thèse en 180 secondes ». La première lauréate de la troisième édition de MT180 représentera ainsi la République du Congo à la finale internationale de ce concours de vulgarisation scientifique ouvert aux doctorants francophones du monde entier.

« Ma recherche consiste à valoriser les plantes que nous avons ici au Congo. Il y en a plusieurs dont les plantes oléagineuses et les plantes médicinales, notamment celles qui possèdent des propriétés pour pouvoir traiter certaines maladies. Mon objectif, c’est tout simplement faire le pont entre la science et la population parce que nous avons dans la nature peut traiter plusieurs maladies. Mes recherches serviront bien évidemment à soutenir et aider la population, notamment dans le traitement des maladies de la peau », a expliqué la lauréate.

En effet, Prisque Michelle Nsembani entend représenter dignement son pays à la finale internationale de MT 180. Selon elle, le Congo regorge de nombreuses ressources qui sont souvent non valorisées. L’édition 2026 de ce concours sera, a-t-elle dit, une occasion de présenter aux yeux du monde les opportunités du Congo souvent ignorées de l’extérieur.

Les deuxième et troisième prix du jury, ainsi que le prix du public ont été respectivement attribués à Jeantia Matoko Badila, Jean-Baptiste Banzouzi et Célie Léoda Moungouya Moukassa.

Organisée par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) en partenariat avec l’université Marien-Ngouabi et l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation, la troisième édition de la finale nationale du concours « Ma thèse en 180 secondes » a mis aux prises treize candidats dont cinq filles. Ils ont été sélections dans les universités du pays, notamment Marien-Ngouabi et Denis-Sassou-N’Guesso.

Nécessité de pérenniser cette initiative

La ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Edith Delphine Emmanuel, qui a présidé la cérémonie d’ouverture aux côtés de ses collègues en charge de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla ; de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, s’est félicitée de cette initiative portée par l’AUF. Selon elle, la recherche ne doit pas seulement être produite, elle doit être prise, valorisée, partagée, autant que possible, transformée en solution utile à la société.  « Former un docteur, ce n'est pas seulement former un spécialiste, c'est former une femme ou un homme capable de produire de nouvelles ressources, d'analyser les défis de notre société, de proposer des solutions, d'innover et de contribuer à la transformation de notre économie et de notre société », a-t-elle rappelé.

Pour elle, le concours « Ma thèse en 180 secondes », donne l'opportunité aux candidats de mettre leurs recherches en œuvre et de montrer que derrière chaque thèse, il y a non seulement une problématique scientifique, mais aussi une ambition, une expertise et une solution. « Nous devons développer une véritable culture de la vulgarisation, de la valorisation et du transfert des connaissances dans le sens de la recommandation du UNESCO sur la science ouverte », a insisté Edith Delphine Emmanuel.

À la lauréate nationale, la ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé qu’elle représentera la République du Congo à la finale internationale de la Thèse en 180 secondes, et non seulement son université. Il s’agit, a dit la ministre, d’une formidable opportunité permettant à de nombreux chercheurs de renforcer leur intégration dans les réseaux scientifiques francophones, de valoriser les échanges et de développer de nouvelles possibilités d'intégration universitaire. Elle a, enfin, insisté sur la nécessité de pérenniser cette initiative.

« En effet, le Concours l'international de la thèse 180 secondes ne devrait pas simplement être un rendez-vous annuel, il devrait servir de levier pour le développement durable de la communication scientifique en République du Congo. Pour cela, nous devons suggérer l'organisation progressive d'activités de valorisation scientifique, de formation à la communication scientifique pour les doctorants, des rencontres entre chercheurs, pour nous permettre de mieux identifier et valoriser la recherche », a conclu Edith Delphine Emmanuel.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1- La lauréate du concours Ma thèse en 180 secondes 2- Les responsables des universités Marien-Ngouabi et Denis-Sassou-N'Guesso ainsi que les membres du jury posant avec les quatre lauréats/Adiac

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