Innovation agricole : la Chine partage son expertise avec les pays africainsSamedi 17 Octobre 2026 - 17:25 Le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a organisé, le 14 octobre, au site de la Grande foire agricole du Congo (Gfac), situé au village Bambou Mingali, dans le district d’Ignié, département du Djoué-Léfini, avec l’appui de la Chine, le premier salon sino-africain de l’innovation et des techniques agricoles. La rencontre a permis à la Chine de partager son expérience agricole avec cinq pays africains représentés afin d’accroître leurs rendements.
Il a réuni les experts et responsables d’écoles et instituts de recherches agricoles venus de la Chine, du Congo, du Nigéria, du Kenya, de l’Angola et du Mozambique, sous la direction du ministre congolais de l’Agriculture et de l’Elevage, le Pr Paul Valentin Ngobo. A l’occasion, chaque pays a présenté ses potentialités agricoles et ses avancées technologiques dans le domaine. La Chine, par exemple, a montré aux experts africains le haut niveau qu’il a atteint dans ce domaine, de l’acquisition des semences à la récolte. L’agronome chinois qui a exposé a fait savoir que dans son pays, du planting à la récolte, en passant par le sarclage et l’arrosage, tout le processus se fait par des machines de haute technologie. Ce qui fait de l’agriculture chinoise une référence mondiale avec des meilleurs rendements. Animant un panel sur « l’état des lieux de la filière semencière au Congo, une experte congolaise a souligné, sans langue de bois, que l’agriculture congolaise connaît de sérieux problèmes de semences. Le système semencier congolais, a-t-elle indiqué, est peu structuré et est en déficit permanent. Il nécessite la mise en œuvre de quatre stratégies majeures. Il s’agit, entre autres, a-t-elle renchéri, de mettre en place une meilleure politique semencière nationale assortie d’un plan d’action bien défini, renforcée par une bonne législation en la matière. Elle suggère aussi de mener régulièrement des campagnes de sensibilisation à l’endroit du secteur privé afin de susciter des investisseurs dans le domaine. Des solutions envisagées Dans son exposé, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a reconnu la défaillance qui, selon lui, fragilise l’essor du secteur agricole. Mais, a-t-il martelé, la coopération nouée avec la Chine permettra au Congo de « briser ce cycle vicieux » afin que le secteur se développe à un rythme accéléré et soutenu. A cet effet, le Pr Paul Valentin Ngobo a annoncé la création d'ici à 2029 de trois centres de production à travers le pays, dans le but de disposer aux producteurs des semences améliorées et de qualité, en temps réel et à un coût abordable. Au-delà de tout, l’objectif du gouvernement est de garantir au Congo son autonomie en matière de semences, un élément essentiel pour booster la production agricole. Pour officialiser la collaboration, la Chine a conclu un accord avec les instituts de recherches agricoles des cinq pays participants. Au Centre de démonstration des techniques agricoles de Kombé, dans le 8e arrondissement Madibou, où le salon a été clôturé, le 15 octobre, le ministre Paul Valentin Ngobo a inauguré le laboratoire conjoint Chine-Congo des techniques agricoles modernes.
Firmin Oyé Légendes et crédits photo :1-Paul Valentin Ngobo dévoilant la plaque inaugurale marquant la mise en service du laboratoire/Adiac
2-Une vue des participants suivant des exposés dans la salle de conférence de class expo de la GFAC/Adiac Notification:Non |


Le premier salon sino-africain de l’innovation et des techniques agricoles s’est tenu sur deux jours sur le thème « Valorisation de l’agriculture par la science et l’impulsion du développement par l’innovation ».









