Santé publique : mobiliser des ressources nationales en faveur de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludismeVendredi 30 Octobre 2026 - 17:19 L’Assemblée nationale et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont plaidé, le 29 octobre à Brazzaville, pour la mobilisation et la pérennisation des ressources nationales en faveur de la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, dans le cadre du huitième cycle de subventions couvrant la période 2027-2029.
« La mobilisation de la contrepartie nationale est donc bien plus qu'une exigence financière. Elle constitue un enjeu de santé publique, de justice sociale et de protection des citoyens. Cet appui représente une opportunité importante pour préserver les acquis sanitaires, améliorer l'accès aux soins et poursuivre les efforts en faveur de la population la plus vulnérable », a déclaré Euphrasie Virginie Dolama. Insistant sur le respect des engagements de la contrepartie, elle a mentionné quatre priorités d'action pour le Parlement. Il s’agit, entre autres, de veiller à ce que les crédits correspondants aux engagements de cofinancement soient clairement identifiés dans les projets de loi de finances ; d’exercer un suivi régulier de leurs exécutions et demander des informations sur des éventuels retards de décaissement. Encourager un dialogue structuré entre le Parlement, le ministère de la Santé et de la Population, le ministère des Finances et le CCN-Congo, ainsi que soutenir toute mesure budgétaire permettant de sécuriser l'approvisionnement en anti-rétro-viraux, en antituberculeux et en intrants essentiels à la lutte contre le paludisme, sont les deux autres priorités. Préserver le capital humain du pays Le représentant résident adjoint du Pnud au Congo, Henry René Diouf, s’est félicité de l’engagement de l’Assemblée nationale en faveur de la santé publique et son accompagnement dans les efforts de mobilisation du cofinancement national au titre du cycle de subvention actuel, couvrant la période 2024–2026. Selon lui, le rôle de l’Assemblée nationale est essentiel pour soutenir cette mobilisation, favoriser la prise en compte des priorités sanitaires dans les arbitrages budgétaires et contribuer au suivi des engagements nationaux. Il pense que la contribution des parlementaires peut se traduire par le soutien des priorités sanitaires dans les arbitrages budgétaires, afin que les besoins liés au VIH, à la tuberculose, au paludisme et au renforcement des systèmes de santé soient adéquatement pris en compte. Ils devraient également veiller à la traduction des engagements en allocations budgétaires annuelles, cohérentes avec les besoins des programmes et les calendriers de financement, ainsi qu’au renforcement du suivi de l’exécution budgétaire. « Le financement de la santé n’est pas simplement une dépense publique ; c’est un investissement dans le capital humain, la productivité, la stabilité sociale et le développement durable de la République du Congo », a indiqué Henry René Diouf, réitérant la disponibilité du Pnud à poursuivre le dialogue et à accompagner les efforts nationaux, dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée. Présidant les travaux, le deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale, Alain Pascal Leyinda, a rappelé qu’en République du Congo, la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme dépassent le simple cadre de l'urgence sanitaire pour devenir un impératif de développement économique et de justice sociale. « Ces trois pandémies demeurent des prédateurs silencieux qui déciment insidieusement notre population, freine la productivité et perpétue le cycle de la pauvreté au sein des ménages les plus vulnérables. Le paludisme en particulier reste la première cause de consultation et d'hospitalisation dans nos structures de soins de santé, engorgeant nos hôpitaux, en hypothéquant l'avenir de la jeunesse congolaise », a-t-il souligné. Il a précisé qu’investir massivement dans l'éradication de ces fléaux est une condition essentielle pour préserver le capital humain du pays et garantir un développement durable. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- La photo de famille des participants / Adiac
2- Alain Pascal Leyinda présidant la réunion /Adiac Notification:Non |


Le Pnud a sensibilisé les députés au cofinancement des subventions du Fonds mondial sur la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, trois pandemies qui constituent un véritable problème de santé publique en République du Congo, au regard de leurs taux de morbidité et de mortalité. La présidente de la commission santé, affaires sociales, famille et genre de l’Assemblée nationale, Euphrasie Virginie Dolama, a rappelé que la lutte contre ces grandes maladies ne peut reposer durablement sur les seuls financements extérieurs. Elle exige, d’après elle, un engagement national constant, une programmation budgétaire crédible et une exécution effective des ressources mobilisées. En effet, les engagements nationaux de cofinancement présentés passent d’environ 14,63 millions d’euros, soit environ 5, 6 milliards FCFA pour le cycle 2024–2026 à 23,27 millions d’euros, soit plus de 15 milliards FCFA pour le cycle 2027–2029.









