56e Salon international de l’agriculture de Paris: le ministre congolais du domaine a pris part à l'événement

Samedi 2 Mars 2019 - 12:15

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Le rendez-vous français du monde agricole a ouvert ses portes le 23 février, à Versailles. Invité par son homologue français, Henri Djombo, ministre d'État, ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, y était. De plus, le salon Livre de Paris s'ouvrant dans deux semaines dans le même espace, il a livré, dans Les Dépêches de Brazzaville, sa vision de l’état de la culture au Congo.

Le ministre congolais a indiqué que c’est avec un plaisir renouvelé qu’il est venu au Salon international de l'agriculture de Paris, un événement de référence, pour s’imprégner des évolutions en cours en agriculture, non seulement en France, mais aussi ailleurs dans le monde. « J’éprouve un grand plaisir à être dans cet espace dédié à l’agriculture où le monde entier est invité, y compris le Congo », a-t-il confié.

Henri Djombo, ministre d'État, ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, invité par son homologue français au 56ème salon de l'agriculture de ParisIl a arpenté les stands pour se rendre compte des nombreuses facettes du secteur agricole et agroalimentaire, de ses métiers et de ses perspectives. Il s’est attardé aux espaces animés par les pays africains tels que le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, venus faire la promotion de leurs produits.

Henri Djombo a affirmé que l’agriculture de son pays se porte relativement bien, même si elle souffre encore d’insuffisances regrettables de développement. « Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement 2018-2022, le gouvernement s’est engagé à développer ce secteur et à en faire un pilier essentiel de diversification et de croissance économiques. Pour cela, les petits et moyens producteurs agricoles méritent une assistance accrue afin d’accéder avec sécurité à la terre, aux intrants, aux technologies, aux marchés et aux financements de leurs exploitations. Ainsi, ils pourront produire efficacement. Les investisseurs étrangers sont encouragés à intervenir dans les activités agricoles, pastorales et halieutiques par les mesures fiscalo-douanières et foncières incitatives que le gouvernement a mises en place et l’amélioration du climat général des affaires. Il s’agit de bâtir une agriculture paysanne et agro-industrielle productive, compétitive et moderne, pour assurer la sécurité alimentaire et des capacités d’exportation », a fait savoir le ministre d'Etat.

Pourtant, il regrette l’absence du Congo au salon, le pays n’étant pas encore prêt, avec sa production actuelle, à participer pertinemment aux événements internationaux. Il faudra d’abord, par un investissement massif dans le secteur, dépasser l’étape d’agriculture de subsistance pour prétendre vendre à l’extérieur et alimenter valablement les stands congolais. « Nous ne devons pas mettre la charrue avant les bœufs comme le voudraient certains acteurs insignifiants dans le secteur agricole », a-t-il dit, tout en souhaitant qu’un salon national de l’agriculture soit promu.

" La culture congolaise n'est pas en perte de vitesse"

En revanche, pour le salon Livre Paris 2019, en tant que président des écrivains congolais, Henri Djombo a déploré le manque d’actions culturelles durables au Congo (salon du livre, festivals culturels, expositions d’arts, animations diverses) et d’appui aux acteurs culturels. Des écrivains et des artistes sont généralement invités, à titre individuel, aux salons et autres manifestations culturelles à l’étranger. Souvent, ils sont incapables de se prendre en charge pour honorer ces invitations, laissant ainsi la chaise (congolaise) vide. L’idée de délégations culturelles congolaises désignées et comprenant des écrivains et artistes objectivement choisis pourrait être développée, a-t-il envisagé.

« On parle de la perte de vitesse de la culture congolaise, je pense tout le contraire et que ce n’est pas du fait de la crise que les arts et les lettres ne sont pas promus. Mettons en place une action culturelle soutenue. L’État qui reste l’unique promoteur de ce secteur pourrait mieux faire avec des appuis ciblés et stratégiques. Certes, des mécènes apportent parfois des appuis à des artistes, mais cela se fait malheureusement à la tête du client et engendre des divergences et des divisions au sein des corporations », a signifié le ministre-écrivain.

Confiant pour le renouveau de la culture au Congo, Henri Djombo préconise qu’il faudrait compter, à tous les niveaux, sur des acteurs engagés, honnêtes et dynamiques pour un nouveau souffle.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Henri Djombo, ministre d'État, ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, au 56e salon de l'agriculture de Paris / Crédit photo : Vanessa Nguema

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