CEEAC : les chefs d’État attendus le 25 mai au Tchad

23-05-2015 14:00

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Les dirigeants des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC)  se réuniront à nouveau, le 25 mai, à N’Djamena au Tchad pour discuter sur le cas Boko Haram.

La rencontre stratégique, qui intervient quatre mois après le sommet du 16 février dernier tenu au Cameroun, donnera l’occasion aux participants d’élaborer un nouveau cadre stratégique de lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, notamment sur le plan militaire et financier. Elle sera la deuxième du genre et devrait, cette fois-ci, dans les faits amener les chefs d’État à examiner les modalités de sécurisation des frontières de la sous-région afin de limiter l’avancée de Boko Haram dont les exactions dépassent les politiques militaires internes des pays de cette zone.

Ce sommet de N’Djamena, qualifié de "stratégique" devrait permettre aux chefs d’État d’examiner de façon concrète, les modalités de sécurisation des frontières, dont les armées nationales ne peuvent plus assurer la protection absolue avec la présence inquiétante de la secte terroriste, Boko Haram.

Le sommet de Yaoundé avait en effet, décidé de débloquer au profit du Cameroun et du Tchad, déjà en lutte contre les radicaux nigérians, une somme de 50 milliards de francs Cfa.

La situation en Centrafrique ne passerait pas sous silence au cours de cette réunion de haut niveau qui se tient, également, en présence de Cathérine Samba-Panza, président de transition de la RCA.

Lors du forum de Bangui, de mai dernier, les participants avaient « validé » la prolongation de la transition. Mais, cette recommandation devait être entérinée par les chefs d’Etats de la CEEAC dont celui-ci est le premier sommet après la tenue de ce forum.

Il n’est pas exclu que la situation politique au Burundi s’invite au débat des leaders de l’Afrique centrale dont la paix et la stabilité des Etats constituent des préoccupations majeures.

Outre ces questions « brûlantes », l’organisation sous régionale pourrait changer de main : président en exercice sortant, Idris Deby Itno devrait passer le témoin à un de ses pairs.

 

Rock Ngassakys

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