Environnement : la société AGIL exemptée de mise en demeure

Vendredi 10 Juillet 2020 - 11:30

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La mesure a été levée au cours d’une visite de terrain que la ministre du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, a effectuée du 7 au 8 juillet sur les sites de la société AGIL Congo basés dans le district de Kellé, département de la Cuvette-ouest.

Du 18 au 20 janvier 2019, la ministre du Tourisme et de l’Environnement avait effectué une visite dans les installations d’AGIL Congo, société d’exploitation minière à Ngoyboma dans le district de Kellé. Au terme de cette mission, la société avait fait l’objet d’une mise en demeure et fermeture pour le non respect des normes environnementales.

Suite à cette mesure, le directeur général de la Société AGIL Congo avait pris l’engagement de financer les travaux de réhabilitation des sites et en même temps finaliser le processus de l’audit environnemental et social par le bureau d’études CM2E. En outre, une mission interministérielle d’évaluation a été effectuée sur le terrain. Celle-ci a porté sur deux volets : environnemental, et social.

Au terme de cette visite, la commission interministérielle a tenu une réunion de synthèse en vue d’analyser les résultats collectés et faire des suggestions et recommandations. Sur le plan environnemental, la commission a proposé à la société AGIL-Congo de poursuivre les travaux de réhabilitation des sites dégradés notamment Epagna, Andzombe, AKA, Satelite, Otara. Sur le plan social, il a été recommandé à la société AGIL-Congo d'assurer sa responsabilité sociétale, d'être coopérative et attentive aux doléances des populations. 

La mission relève aussi que la société AGIL Congo a fait preuve d’un engagement réel par : l’observation de la mise en demeure, la réalisation de l’audit environnemental de son exploitation ; le payement des amendes ; la réhabilitation progressive des sites dégradés. La ministre du Tourisme et de l’Environnement est repartie dix-huit mois après sur les lieux pour toucher du doigt la réalité.

« Ce regard assez surpris que j’ai sur la nature qui a repris ses droits ; une surprise agréable. Nous relevons ici que le préfet a tenu la rigueur, a mis du sien avec les services déconcentrés qui l’accompagnent dans la mise en œuvre des directives du gouvernement. Lorsque nous étions passés ici, ... il y avait des maladies qui ont disparu… Le chemin parcouru a été grand. Là où nous étions et vers où nous allons, beaucoup de choses ont été faites. AGIL a respecté pratiquement 90% des engagements pris », a indiqué la ministre Arlette Soudan Nonault.

Un audit dans six mois

Pour la ministre du Tourisme et de l’environnement, AGIL s’est conformée aux instructions données sous la coordination des autorités préfectorales de la Cuvette ouest. AGIL a payé les pénalités à l’État et fait son audit d’impact environnemental et social qui lui a permis de commencer la réhabilitation des sites dégradés. Cette société est assujettie à un deuxième audit de contrôle dans six mois. A ce jour, il n’est pas recommandé aux riverains de se baigner dans les eaux de ces sites dégradés, ni de boire. Car, il y a nécessité de faire des prélèvements et de les analyser dans des laboratoires agrées afin de confirmer la potabilité de ces eaux. Il y a également le prélèvement des sols qui doit être fait pour savoir s'ils sont infectés ou pas. Il en est de même pour les espèces florales afin d'éviter que les animaux ne puissent pas être infectés. Donc, il faut attendre l’audit environnemental prévu dans six mois.

Bien que la sanction soit levée, la société AGIL ne peut plus revenir sur les mêmes sites où elle exploitait. AGIL a un permis d’exploitation qui a été donné en termes de mise en concession par le ministère des Mines et de la Géologie. Cette société est tenue de mettre sur la table son permis d’exploitation, identifier les nouveaux sites, avant de commencer l'exploitation.

Bruno Okokana, de retour de Kellé

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : L'une des ruisseaux qui ont été détruits par la société AGIL (photo d'archives- crédit photo/ ADIAC) Photo 2 : La ministre du Tourisme et de l'environnement, observant l'un des sites dont la nature a repris surface (crédit photo/ ADIAC) Photo 3 : La nature a refait surface (crédit photo/ ADIAC)

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