Etat civil : 150 mille personnes dépourvues d’actes de naissance

Mardi 11 Août 2020 - 15:00

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Un atelier consacré au système d’enregistrement des naissances et la prévention de l’apatridie dans le département de Brazzaville s’est ouvert le 11 août, sous le patronage du préfet directeur de l’administration du territoire, Jacques Essissongo, en présence du maire de la ville, Dieudonné Bantsimba.

Organisée par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), cette rencontre réunit durant deux jours tous les administrateurs maires des différents arrondissements de la capitale. Elle constitue un véritable cadre d’échanges qui leur permettra d’identifier ensemble les différents problèmes qui minent le système d’enregistrement des naissances dans le département de Brazzaville touchant près de 150 mille mineurs comme majeurs dépourvus d’acte de naissance au Congo.

Selon le préfet directeur général de l’administration du territoire, Jacques Essissongo, cet atelier vient à point nommé quand on sait que toutes les interrogations au niveau international, régional et sous-régional sont essentiellement fondées sur l’enregistrement des faits d’état civil et de production des statistiques vitales des faits de l’état civil en général et particulèrement  des naissances en cette période de la pandémie du coronavirus « Covid-19 ».

Il a notamment souligné que le Congo s’est engagé à avoir zéro enfant sans acte de naissance sur son territoire d’ici à 2022. « C’est un engagement qu’il doit effectivement mettre en œuvre dans le cadre des plans d’action régional et national d’éradication de l’apatridie », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le représentant résident du HCR au Congo, Cyr Modeste Kouamé, a rappelé aux participants qu’il est important qu’un diagnostic soit fait sur le système d’enregistrement des naissances afin d’identifier les forces et les faiblesses et dégager par la suite les pistes de solutions de manière à régler définitivement la question. Il s’est également réjoui des efforts consentis au niveau national avec l’adoption par le Parlement congolais des deux conventions sur l’apatridie, soit celle de 1954 relative au statut des apatrides et celle de 1961 relative à la réduction des cas d’apatridie.

Soulignons qu’on compte actuellement plus de 10 millions de personnes à travers le monde qui vivent sans identité et sans nationalité. Etre apatride, signifie ne pas avoir de nationalité.

Guillaume Ondzé

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