Fibre optique : lancement des travaux d’interconnexion Congo-Cameroun

Lundi 10 Août 2020 - 14:00

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La deuxième phase du projet Central Africa Backbone (Cab-Congo), d’environ 347km de fibre, a été lancée officiellement le 8 août à Ntam, localité frontalière, par le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, en présence du secrétaire général du ministère camerounais des Télécommunications, Mohamadou Saoudi.  

Les travaux de la ligne dorsale à fibre optique d’Afrique centrale Cab composante Congo sont financés par la Banque africaine de développement (BAD) à environ 66,5 millions d’euros, soit plus de 155,3 milliards FCFA. Ils comprennent le départ à la ville de Ouesso pour se connecter à Ntam côté Cameroun, avec des points d’intersections Ouesso-Paris(60km), Paris-Biesse(80km), Biesse-Sembé(50km), Sembé-Souanké(100km), Souanké-Ntam(66km) et Ouesso-Rivière Sangha(1,52km).

La construction de cette deuxième ligne d’interconnexion du Congo avec ses voisins est assurée par les sociétés chinoises Huawei et China communications services international (CCSI). La seconde spécialisée dans la fourniture technique des télécom est chargée de la construction d’infrastructures haut débit à fibre optique et de l’interconnexion entre le Congo et le Cameroun et entre le Congo et la Centrafrique.  Huawei s’occupe, quant à elle, de l’installation des équipements de transmission du signal optique et d’énergie.

Sur le terrain, les travaux ont déjà commencé notamment entre Ouesso-Ketta-Sembé, à plus de 180km. Nonobstant les travaux de la ligne dorsale, il est également prévu la construction d’un centre de données ; d’une technopole ; d’un ensemble d’études de faisabilité ; d’un appui institutionnel comprenant, entre autres, l’Agence de régulation des postes et des télécommunications électroniques (ARPCE), à l’institut national des aveugles du Congo, à l’institut des jeunes sourds du Congo à l’Université Marien- Ngouabi.

L’impact du projet sera bénéfique pour les économies des deux pays et surtout pour les communautés du district de Souanké (département de la Sangha), à environ 1000 km de la sortie nord de Brazzaville. Pour le sous-préfet de Souanké, Bernard Ingouli, la mise en service de la connexion fibre optique permettra de sortir sa localité de l’enclavement technologique. Cette partie de la République du Congo ne dispose jusqu’alors d’une connexion internet et le réseau téléphonique reste très faible.

Pour le ministre congolais des Télécom, Léon Juste Ibombo, le lancement des travaux de la fibre optique Congo-Cameroun marque la concrétisation de la volonté des chefs d’État de la sous-région exprimée en 2007 lors d’un sommet à N’Djamena(Tchad). Cette infrastructure, a-t- il ajouté, va booster le développement des télécoms, faciliter l’accès au réseau haut débit et réduire les coûts élevés des services de télécom sur le climat des affaires et augmenter l’effectivité de la connectivité. C’est aussi l’avis du représentant du Cameroun, Mohamadou Saoudi, qui a salué un excellent projet intégrateur.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

- Léon Juste Ibombo entouré des invités posant la première pierre/Adiac - Les deux parties posant en famille/Adiac

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