Patrimoine culturel immatériel : le chercheur Thierry Rayer démontre l’universalité de la création dans l’art et l’architecture

Mercredi 6 Février 2019 - 19:28

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Le Groupe Afrique de l’Unesco a porté récemment, aux côtés de la délégation permanente du Royaume d’Arabie saoudite auprès de cette institution, la conférence du Cercle d’étude scientifique Rayer, qui a permis de découvrir l’universalité de la création dans le domaine de l’art et de l’architecture démontrée par ce chercheur.

Le Pr Beseat Kiflé Selassié avait indiqué, au cours de la Semaine africaine à l’Unesco, en mai 2018, que la sculpture avait été retenue comme le symbole même du patrimoine immatériel de toute l’Afrique et que la mise en lumière des découvertes de Thierry Rayer était remarquable et applique une méthode scientifique rigoureuse. 

Ce que l’on entend par patrimoine culturel a pu évoluer de manière considérable au cours des dernières décennies, notamment du fait des instruments élaborés par l’Unesco. L’importance du patrimoine culturel immatériel ne réside pas tant dans la manifestation culturelle elle-même que dans la richesse des connaissances et du savoir-faire qu’il transmet d’une génération à l'autre. Ainsi donc, la découverte de Thierry Rayer permet de rassembler les peuples car, toutes les cultures convergent vers la même racine culturelle qui regroupe les connaissances de l’humanité concernant la création, la nature, l’univers et les religions regroupées vers une valeur commune: l’humanisme.

Pour le président du groupe Afrique et ambassadeur du Mali auprès de l’Unesco, le Dr Oumar Keita, « la découverte du message caché dans l’œuvre de Constantin Brancusi, par le chercheur en art et en histoire, Thierry Rayer, mérite de figurer au nombre des éléments de la Convention de 2003 en son article 2, entrant dans le patrimoine culturel immatériel de l’humanité ».

Il a ajouté : « Il est indispensable de réaliser des études sur le patrimoine de chaque pays et d’établir un inventaire mondial du patrimoine de l’humanité qui correspond à la découverte de la méthodologie ; celle qui a permis l’interprétation de l’œuvre de Constantin Brancusi pour travailler ensemble à ce vaste projet d’inventaire universel. Cette méthode permet de démontrer l’universalité du processus de création et ainsi de rassembler l’humanité autour de ces études ».

Pour l’ambassadeur de la République gabonaise auprès de l’Unesco, récemment nommée présidente du Groupe Afrique au sein de cette agence onusienne, Rachel Annick Ogoula Akiko, c’est l’étude de Thierry Rayer, chercheur en art et en histoire, sur les masques du Gabon, qui l’a conduite à la découverte de la méthodologie permettant d’interpréter l'œuvre de Brancusi. Il est donc tout à fait pertinent de parler de transversalité de la culture si chère à cette organisation. A cet effet, elle a invité Thierry Rayer à associer les chercheurs africains à ses travaux, afin de rendre cette universalité plus parlante.

L’ambassadeur de Côte-d’Ivoire auprès de l’Unesco, Denise Houphouet-Boigny, a, quant à elle, adressé ses encouragements pour l’initiative culturelle et artistique de la mise en lumière des découvertes de Thierry Rayer. Ces découvertes, a-t-elle dit, sont bien la preuve que l’art n’a pas de frontières.

Il est donc indispensable de faire rentrer la découverte au patrimoine immatériel de l’Unesco et de collaborer pour diffuser la connaissance et la méthodologie pour que chaque génération puisse décrypter l’art et le transmettre.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Thierry Rayer posant avec Emma Mireille Opa-Elion, directrice des Arts et des lettres (Congo), et le Pr Beseat Kiflé Selassié Photo 2 : Le chercheur Thierry Rayer

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