Société civile : les ONG plaident pour le recadrage de la gouvernance forestière au Congo

Mardi 11 Août 2020 - 17:45

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La Plateforme pour la gestion durable des forêts (PGDF), l’ONG Comptoir juridique junior (CJJ) et le Groupe de travail juridique (GTJ) préconisent, le 11 août à Brazzaville, à l’Etat et aux partenaires d’améliorer la communication, l’éducation ainsi que la diffusion du cadre juridique forestier.

L’étude financée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) a permis à ces organisations de la société civile d’informer le grand public et de corser leur plaidoyer sur l’état de la gouvernance forestière au Congo.

Les recommandations de ces organisations à l’endroit des conseils départementaux, des sociétés forestières, des partenaires techniques et des bailleurs de fonds sont faites au terme de leur pré-analyse de l’évaluation test de la gouvernance forestière, une étude qui fait ressortir plusieurs observations.

La PGDF et le CJJ sollicitent d’augmenter la participation des parties prenantes dans la prise de décision relevant du secteur forestier et les opportunités de formation.

Ils souhaitent que soient rendues disponibles, auprès des autres parties prenantes, les informations à caractère public sur les concessions forestières, entre autres : les plans d’aménagement, le cahier des charges, le plan de gestion et comptes rendus des conseils de concertation, les permis domestiques et la procédure d’attribution des concessions forestières.

Aussi ils veulent que soient renforcés le suivi et l’évaluation y compris les audits internes ainsi qu'externes dans la gestion forestière et l’action gouvernementale, et pétitionnent pour la consolidation des moyens de fonctionnement des agences publiques pour bien assurer le contrôle et le suivi forestier, afin disent-ils, « de prendre des décisions éclairées ».  

Outre l’accord de partenariat volontaire, les organisations de la société civile souhaitent le renforcement d’autres accords commerciaux vers d’autres pays en vue de garantir la légalité et la traçabilité du bois à l’exportation.

A l’Etat, elles proposent également d’élaborer un plan national d’affectation des terres pour lutter contre les usages non compatibles causés par l’Etat et de conforter les mandats pour promouvoir la coordination inter-gouvernementale, intersectorielle et intra-sectorielle aux niveaux central, départemental et local.

Ces organisations exhortent le gouvernement à rendre les politiques et plans nationaux de développement compatibles à l'utilisation durable des forêts, à conforter les budgets décaissés pour le bon fonctionnement, l’entretien des bâtiments et l'équipement des agences publiques.

Ils veulent également que soit structuré le marché national des produits forestiers, allégées la législation et les politiques pour inciter le développement par les Congolais des petites et moyennes entreprises qui utilisent et transforment les ressources forestières.

Pour les conseils départementaux et sociétés forestières, la société civile plaide pour que soit rendu fonctionnel le fonds de développement local dans toutes les concessions forestières, aménagés ou pas.

Selon eux, le secteur privé et les bailleurs de fonds devraient prévoir des mesures efficaces et transparentes d’accompagnement documentées dans l’utilisation des paiements perçus du gouvernement et des entreprises, suite aux avantages partagés ou droits cédés.

En outre, concernant la Plateforme pour la gestion durable des forêts (PGDF), l’ONG Comptoir juridique junior (CJJ) et le Groupe de travail juridique (GTJ), l’Etat doit arrimer l’administration aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) puis former les ressources humaines dédiées à l’utilisation de ces technologies afin de rendre opérationnels les modules du système informatique de vérification de la légalité (SIVL).

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

De gauche à droite, Nina Cynthia Kiyinda Yombo (OCDH), Barros Lilian Laurin (CJJ) et Gildas Obimbola (Cagdf)/Adiac

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