Sommet Climate chance : la deuxième édition a réuni deux mille participants au Ghana

Jeudi 17 Octobre 2019 - 21:26

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Le sommet africain pour le climat, dénommé « Climate chance », s’est tenu du 16 au 18 octobre à Accra, la capitale ghanéenne. Il a rassemblé ONG, entreprises et collectivités territoriales pour partager des initiatives d’actions pour l’environnement.

Les trois jours de la rencontre ont permis aux participants d’échanger sur différents projets et thématiques, notamment la question du financement climatique en Afrique et principalement dans les collectivités locales.

A chaque conférence sur le climat, les mêmes questions reviennent inévitablement : les pays riches peuvent-ils imposer aux pays pauvres des mesures contre le réchauffement climatique ? Le sujet est d’autant plus délicat que les mauvais élèves sont nombreux parmi les grandes puissances. Au-delà du débat sur le montant des aides pour une politique globale efficace, certains États en voie de développement émettent des réserves face à des mesures qui pourraient ralentir leur croissance économique. Y a-t-il pour autant un vrai clivage entre pays riches et pauvres sur la question écologique ? La conscience écolo est-elle une affaire de riches ? Toutes ces questions ont été débattues durant le sommet par quelque deux mille acteurs non-gouvernementaux venus présenter leurs actions contre le réchauffement climatique.

Priorité aux territoires

Trois jours durant, au Centre international de conférence d’Accra, les participants ont essayé de faire progresser l’action climatique sur le continent africain à travers des conférences, des séances plénières et des ateliers auxquels ont pris part des personnalités de haut rang comme Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana ; Jean-Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de Cités et gouvernement locaux unis d’Afrique; Ronan Dantec, sénateur français, président fondateur de Climate chance ; Soham El Wardini, maire de Dakar (Sénégal); Luc Gnacadja, ancien ministre de l’Environnement du Bénin et ancien secrétaire exécutif de la Convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification ; Tomasz Chruszczow, champion de haut niveau pour le climat auprès de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques , etc.

C’est ainsi que dès le premier jour, le ton a été donné. En plus de la cérémonie d’ouverture officielle qui a été présidée par le chef de l’État ghanéen, plusieurs événements parallèles se sont tenus pour diffuser l’information, renforcer les capacités des acteurs et les mettre en réseau. Il y a eu notamment une formation des journalistes africains sur le climat par Climate tracker, un forum des entreprises, une présentation du programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau de l’Unesco, une présentation du projet «Adapt’action» de la Banque africaine de développement, une séance COP in Africa, simulation de négociations climat pour sensibiliser et mobiliser la jeunesse et la clôture de la phase 2 du programme de la Convention des maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA) en présence de quarante maires de toute l’Afrique.

Huit coalitions africaines et soixante-dix nouveaux projets

Les jours suivants ont été consacrés aux discussions visant à faire avancer le travail sur les coalitions créées en 2018 et à faire émerger les projets concrets de ces coalitions, tels que la création d’une alliance d’acteurs africains de l’aménagement urbain durable, la structuration d’un réseau d’entreprises africaines et d’investisseurs dans le secteur de l’énergie ou l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle sur la mobilité et les transports à l’échelle de la Côte d’Ivoire. Ce sommet a été aussi l’occasion d’agrandir les coalitions en agrégeant de nouveaux acteurs dans la dynamique de travail en commun. Un appel à contributions a été très largement diffusé début 2019 pour faire connaître des projets et initiatives d’action climat du continent africain.

Au total, trois cent soixante-seize projets ont été reçus et publiés sur la cartographie de l’action en ligne sur le site de Climate chance. Leurs représentants ont également été appelés à intégrer les coalitions thématiques, et soixante-dix projets ont été sélectionnés parmi les trois cent soixante-seize candidatures. Ces derniers, parmi lesquels figurent un programme d’énergies renouvelables développé par Oxfam Sierra Leone et un réemploi de bagasses de cannes à sucre et cosses de noix de coco par Ecovon, ont été présentés pendant le sommet.

Rappelons que les sommets Climate chance Afrique ont pour objectif de diffuser et renforcer l’action de lutte contre le changement climatique sur le continent. Ils constituent des points d’étape de l’avancement des feuilles de route des huit coalitions créées lors du premier sommet Climate chance Afrique organisé en juin 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Ces huit coalitions spécifiques au continent africain sont une coalition financement ; une coalition aménagement urbain durable ; une coalition agriculture durable, alimentation et reforestation ; une coalition énergie ; une coalition adaptation et eau ; une coalition bâtiment et construction durables ; une coalition éducation et formation et une coalition mobilité et transports.

 

 

Boris Kharl Ebaka

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