Congo-FMI: plus d’efforts en faveur des pauvres

Vendredi 8 Novembre 2019 - 17:45

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L'institution financière internationale, qui vient d’achever une mission d’évaluation à Brazzaville, a exhorté le gouvernement congolais à redoubler d'efforts afin de renforcer l’efficacité dans la chaîne de dépenses, privilégiant les couches sociales défavorisées.

« Les dépenses sociales, qui constituent une priorité du programme des autorités que le FMI appuie, restent à des niveaux trop faibles. Les autorités doivent dégager d’urgence des ressources adéquates pour aider la population la plus vulnérable, en particulier grâce au programme de transferts en espèces Lisungi », indique un communiqué divulgué de la mission.

D’après le Fonds monétaire international (FMI), la mise en œuvre rigoureuse du budget pourrait être à l’origine  d’une réduction du déficit primaire hors pétrole de 21,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020, contre 24,8 % en 2019. En effet, le solde primaire resterait excédentaire et permettra de réduire la dette publique totale en dessous de  75 % du PIB, contrairement à l’année en cours, atteignant environ 118 % du PIB en 2017.

Pour ce faire,  afin de rétablir la viabilité de la dette, les autorités congolaises devraient achever la restructuration de la dette extérieure envers les créanciers commerciaux, conformément à la stratégie qu’elles ont annoncée dans le cadre du programme appuyé par le FMI et compte tenu des ressources du pays. « Il convient de féliciter les autorités pour avoir établi un budget 2020 compatible avec l’objectif de rétablissement de la viabilité des finances publiques », a indiqué le FMI.

Par ailleurs, en ce qui concerne la mise en œuvre des réformes structurelles, le gouvernement congolais a été appelé également  à fournir plus d’efforts dans le but d’améliorer la gouvernance, la transparence et intensifier la lutte contre la corruption.

Selon le FMI, l’augmentation de la production pétrolière reste à l’origine de la hausse de croissance. Le taux de croissance pourra se stabiliser autour de 2% en 2019, un pourcentage identique à l’année précédente.

Grâce à la reprise observée dans les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et du transport, la croissance hors pétrole pourrait être positive pour la première fois depuis 2015, bien qu’étant inférieure à 1 %.

Gloria Lossele

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