Disparition de Firmin Ayessa : Pierre Ngolo salue la mémoire d’un homme d’Etat « d’une dimension exceptionnelle »

Mardi 17 Février 2026 - 18:45

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Bouleversé par la disparition de celui qu’il considérait comme un frère d’armes et un parent, le président du Sénat, Pierre Ngolo, a rendu un vibrant hommage au ministre d’Etat Firmin Ayessa, décédé le 17 février en Turquie, des suites d’une longue maladie.

Entre émotion personnelle et analyse politique, Pierre Ngolo revient sur le parcours d’un homme de conviction dont le vide se fera cruellement sentir à l’approche de l’échéance présidentielle. Pour le président du Sénat, la nouvelle de la mort de Firmin Ayessa est tombée comme une « véritable bombe ».

Au-delà du cadre institutionnel, c’est un homme qui pleure un ami intime. « C’était un parent », confie-t-il, évoquant une relation fusionnelle forgée dans les couloirs du Parti congolais du travail (PCT) et au sommet de l’État. Cette disparition est qualifiée de « désastre » tant pour lui que pour la famille politique qui perd l’un de ses cadres les plus brillants. « C’est dommage que le camarade Ayessa nous quitte dans les circonstances d’aujourd’hui, où toutes les forces sont mobilisées  pour l’élection présidentielle», a déploré Pierre Ngolo.

Il a également souligné son absence qui s’était déjà fait remarquer pendant le sixième congrès ordinaire. « Ces moments-là, on les organisait toujours ensemble. Et là, on se prépare pour l’élection présidentielle, mais le camarade Ayessa nous a quittés », a-t-il regretté.

Revenant sur les moments forts de leur collaboration, le président du Sénat a mis en lumière le rôle crucial de Firmin Ayessa lors du changement de la Constitution. Membre de ce que certains appelaient les « quatre états », aux côtés de Pierre Ngolo, Jean-Jacques Bouya et Gilbert Ondongo, le ministre Ayessa, a-t-il dit, avait prouvé sa force de caractère. « Dans cette circonstance difficile, il a prouvé qu'il était un monsieur qui avait du caractère et qui savait défendre ses idéaux », a rappelé Pierre Ngolo, soulignant sa rigueur intellectuelle et son refus d'aliéner ses convictions.

Le timing de cette disparition est d’autant plus douloureux qu’il intervient à la veille de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Pierre Ngolo ne cache pas son inquiétude quant au vide laissé sur le front de la mobilisation. « C'est le moment de la mobilisation de toutes les énergies, de toutes les forces, pour le soutien apporté à celui qu’il avait toujours servi royalement », a-t-il indiqué.

Firmin Ayessa, a ajouté le président de la chambre haute du Parlement, n'était pas seulement un stratège de bureau, mais aussi un « harangueur », un « brillant orateur », capable de porter la voix du candidat Denis Sassou N'Guesso avec une loyauté absolue. Un homme qui, malgré les pesanteurs sociales et les pressions, est resté fidèle à ses principes et à son engagement aux côtés du chef de l'État. « Il nous quitte au moment où l'on avait davantage besoin de lui pour passer le message. On comptait énormément sur lui, sur son apport. On est malheureux. Je suis malheureux », a-t-il conclu.

 

Jean Pascal Mongo-Slyhm

Légendes et crédits photo : 

Pierre Ngolo et Firmin Ayessa lors d'un événement politique /DR

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