Environnement : l’Eglise catholique sensibilise au caractère sacré de la terre

Mercredi 24 Juin 2026 - 15:25

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A la demande de la ministre de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, une messe de sensibilisation avait été dite, le 18 juin à la paroisse Saint-François-d'Assise de Brazzaville, pour généraliser la protection de l'environnement. Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, des membres du gouvernement ainsi que des parlementaires y avaient pris part.

L'initiative s'inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l'environnement et visait notamment à sensibiliser la population à l'importance de protéger ce patrimoine. La messe avait été présidée par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville, et président de la Conférence épiscopale du Congo.

‎‎La prédication avait porté notamment sur l'évangile de la genèse, chapitre I, qui encourage à prendre soin de la terre, à ne pas la détruire. A travers ce passage de la Bible, il a éveillé les âmes des fidèles sur la beauté et la fragilité du monde, insistant sur "la responsabilité collective pour la sauvegarde de la création".‎

‎La sensibilisation s'est par la suite poursuivie avec la ministre qui a parlé du caractère sacré de la terre qui, malheureusement, fait l'objet du changement climatique dû à l'action humaine. Elle a  appelé, à cet effet, au respect de celle-ci pour sa sauvegarde qui réjouit, selon elle, le cœur de Dieu. ‎« La création est un don sacré, elle n'est pas un bien à exploiter sans limite. C'est un jardin consacré à l'homme avec une mission claire : le cultiver et le garder », a indiqué Arlette Soudan-Nonault.

En plus de l’encyclique du pape François, "Laudato si", à l’heure de la COP 21, l’Eglise avait fait entendre sa voix sur les enjeux climatiques et "l’écologie humaine". Le pape réaffirmait que les textes exigent des êtres humains qu’ils cultivent, prennent soin, protègent et préservent l’environnement. Ce qui implique une relation de responsabilité mutuelle entre l’homme et la nature. « Chaque communauté peut puiser dans les richesses de la terre ce dont elle a besoin pour subsister, mais elle a aussi le devoir de protéger… », indiquait-il.

‎Enfin, le chef du gouvernement a renchéri en faisant le lien entre "la sauvegarde de l'environnement " et les objectifs du développement durable, entre autres, l'objectif n° 6 relatif à l'assainissement, le n°11 sur la résilience urbaine des communautés et de ville durable, le n° 12 sur le mode de consommation responsable, le n° 13 sur la lutte contre le changement climatique, le n° 14 sur la préservation des espaces aquatiques, et le n° 15 sur la protection des systèmes terrestres.

« On ne pouvait pas être absent à la célébration d'un événement comme cela, parce que nous partageons la même valeur, celle de la sauvegarde de la maison commune et nous devons conjuguer nos efforts parce qu'il s'agit de s'adresser au peuple et, bien entendu, aux dirigeants aussi qui se permettent de dégrader l'environnement, de deboiser alors que Dieu a mis ces arbres, ces forêts, ces espaces afin que cela puisse protéger la terre », a-t-il déclaré.

‎‎Au sortir de la messe, Jany Elenga, présidente de l'association Jeunes écolo, a salué cette initiative qui l'a davantage motivé à « être acteur de la protection de l'environnement et non assister à sa destruction ». 

‎Célébrée le 5 juin, la Journée mondiale de l'environnement vise à s'approprier les enjeux et à protéger l'environnement.

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

1- Des responsables de l'Eglise catholique et des membres du gouvernement /Adiac 2- Le Premier ministre et la ministre de l'Environnement /Adiac

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