Education pour tous : trente centres de rattrapage scolaire bientôt opérationnels

Samedi 15 Août 2026 - 0:07

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4 200 enfants de 9 à 16 ans répartis entre Kinshasa, le Tanganyika et la Tshopo bénéficieront du « Projet d’intégration des enfants non scolarisés dans l’enseignement formel par l’apprentissage accéléré » (Pieefa) porté par l’Unesco et financé par l’ambassade du Japon. Ce projet a été lancé le 13 août, à Kinshasa, par la la ministre Eve Bazaiba.

1 : Albert Lubanzadio présentant les articulations du PIEEFA / AdiacPrévu pour une période de trente-six mois, selon le calendrier présenté par le directeur général de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle, Albert Lubanzadio, le Pieffa aura trente centres avec « 210 encadreurs, trente mentors communautaires et quatre-vingt-un mentors communautaires ». Ce, dans la triple perspective énoncée par la représentante par intérim de l’Unesco en République démocratique du Congo (RDC), Fatoumata Marega. Il s'agira en premier de « réintégrer les enfants non scolarisés et déscolarisés dans le système éducatif formel » grâce à un apprentissage accéléré. Et par-delà, « renforcer les capacités des écoles afin qu’elles offrent des environnements d’apprentissage inclusifs, sûrs et adaptés aux besoins spécifiques des enfants vulnérables ». Au final, ce projet pilote devrait « appuyer l’institutionnalisation et la pérennisation du modèle d’apprentissage accéléré au sein du système éducatif national ».

La ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaiba, a renchérit qu’il « consolidera la mise en œuvre du programme national de rattrapage scolaire du niveau primaire, à travers le renforcement des capacités des 210 éducateurs sociaux en étroite collaboration avec le ministère de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté censé faciliter la réintégration dans le système formel dans le programme d’éducation de base ».

Elle est d’avis que le lancement du Pieefa fait franchir à la RDC « une étape importante dans son engagement en faveur du droit à l’éducation ». Le projet, soutient-elle, « s’inscrit dans une dynamique de transformation visant à offrir une seconde chance éducative à des enfants congolais ». Quoique le nombre d’enfants hors de l’école est estimé à environ 6,6 millions, le défi à relever reste grand.

 2 : Mme Fatoumata Marega, Représentante a.i. de l’Unesco en RDC / DR

Aboutissement d’un important processus

« 50 % de filles issues en priorité des communautés pauvres, marginalisées ou touchées par les crises » sont ciblées parmi les 4 200 enfants. Car, en sus des conflits armés, cause des déplacements forcés de la population, la pauvreté, le manque d’enseignants qualifiés, etc., des pesanteurs socioculturelles affectent particulièrement les filles, comme l’a souligné Fatoumata Marega. Dès lors, a-t-elle encore fait savoir : « Au-delà de l’accès à l’éducation, le projet entend également répondre aux besoins de protection et de bien-être des enfants grâce à la mise en place d’espaces sûrs, au soutien psychosocial, au développement des compétences de vie ainsi qu’à la fourniture de kits scolaires et d’hygiène, avec une attention particulière accordée aux filles ».

Pour le secrétaire général aux Affaires sociales, Gervais Lubangu, le lancement du Pieefa marque « le passage de la planification à l’action » ou encore, comme l’a dit Fatoumata Marega, « l’aboutissement d’un important processus de concertation engagé lors de l’atelier technique organisé à Mbanza-Ngungu ». Il a évoqué les travaux préparatoires d’élaboration du plan d’action tenus du 2 au 5 août dernier, dont la ministre Eve Bazaiba avait du reste assuré le lancement.

3 : Photo de famille des partenaires directs du projet PIEEFA/ DRDe son côté, l’ambassadeur du Japon en RDC a renchéri sur le financement de son pays, affirmant qu’il est question de « contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et des cadres politiques afin de garantir l’inclusion de la durabilité et l’amélioration de la qualité de l’apprentissage au sein du système éducatif national ». Qui plus est, « cette approche contribuera non seulement à réduire des inégalités, mais aussi à lutter contre l’exclusion sociale et à offrir aux bénéficiaires les compétences de base et les savoir-faire essentiels pour devenir des citoyens actifs et responsables ». EIle traduit également, a-t-il poursuivi, « l’engagement constant du Japon en faveur de la sécurité humaine qui place la dignité, la protection et l’autonomisation de chaque individu au centre de la coopération internationale. Ce projet s’inscrit pleinement dans la continuité de l’engagement du Japon en faveur de la réalisation de l’objectif du développement durable 4, qui vise à garantir une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous ».

Précisons que le Pieefa est un projet multi pays mis en œuvre en RDC, au Nigeria et au Soudan du Sud, suivant une dynamique régionale en vue de répondre aux défis de la déscolarisation dans des contextes fragiles.

 

 

 

 

Nioni Masela

Légendes et crédits photo : 

1 -Albert Lubanzadio présentant les articulations du PIEEFA / Adiac 2- Fatoumata Marega, représentante a.i. de l’Unesco en RDC / DR 3 - Photo de famille des partenaires directs du projet Pieefa / DR

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