Environnement : les douaniers invités à contrer l'appauvrissement de la couche d'ozone

Samedi 26 Septembre 2026 - 18:33

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La directrice générale de l’Environnement, Geneviève Samba, a lancé  le 24 septembre à Brazzaville l’atelier dédié à la formation et la sensibilisation à l'identification ainsi que la lutte contre le trafic illégal des substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO) dont plus d'une cinquantaine de douaniers, acteurs des secteurs public et privé ont été conviés. 

Organisé par le ministère de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, en collaboration avec le Bureau national d'Ozone, cet atelier fait suite à l'interdiction de certaines substances chimiques nocives et vise à renforcer les compétences des participants afin d'améliorer la protection de la couche d'ozone.

L'objectif principal était d'accroître les capacités techniques des participants en matière d'identification des SAO et de lutte contre leur trafic illégal. Malgré les efforts déployés pour protéger la couche d'ozone, celle-ci reste vulnérable aux substances chimiques telles que les HCFC et les HFC, qui continuent de menacer son équilibre.

Le coordonnateur national du Bureau Ozone Congo, Lucien Ekou, a souligné la fragilité de cette barrière protectrice : « Le ciel bleu ne signifie pas que tout est sous contrôle. Malgré les efforts internationaux, le trou d’ozone persiste. Sa régénération complète pourrait nécessiter cinquante à cent ans, sous condition d'éliminer les gaz destructeurs. »

Les douaniers, acteurs-clés dans la gestion des importations et exportations de SAO, ont été formés sur l'étiquetage, la codification, les documents douaniers, ainsi que sur la classification, l'identification, la reconnaissance et la vérification de ces substances.

Les participants ont aussi appris l'utilisation des équipements d'identification des réfrigérants et les mesures à adopter en cas de suspicion de trafic illégal. « Notre ambition est de faire de la prévention et du contrôle coopératif les fondations de la lutte contre le trafic illégal de SAO et de substances réglementées », a affirmé le coordonnateur Ekou, exprimant son intention de dépasser le simple contrôle réglementaire pour instaurer une culture de vigilance et de contrôle efficace.

La directrice générale de l’Environnement, soulignant l'importance de cette démarche, a déclaré que la protection de la couche d'ozone est une priorité gouvernementale, ce qui justifie l'importance de cet atelier. Elle a appelé à l'application des connaissances acquises, considérant cet atelier comme une étape vers un dispositif national de protection plus solide.

Rappelons que les substances destructrices de la couche d’ozone comprennent des éléments tels que le chlore, le fluor, le brome, le carbone et l’hydrogène, souvent qualifiés d’hydrocarbures halogénés. Les CFC, le tétrachlorure de carbone et le méthyl chloroforme sont des gaz destructeurs de l'ozone utilisés dans plusieurs applications, telles que la réfrigération, la climatisation, la fabrication de mousses, le nettoyage de composants électroniques en tant que solvants.

Les halons, contenant du carbone, du brome, du fluor et parfois du chlore, sont principalement utilisés dans les extincteurs d'incendie. Ces substances sont particulièrement nocives pour l’ozone car elles ne se décomposent pas facilement dans la basse atmosphère, leur persistance dans l'atmosphère pouvant durer vingt à cent vingt ans, voire plus.

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

Les officiels et les participants à l'atelier/Adiac

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