Environnement : élaboration du plan national de financement de la biodiversitéSamedi 3 Octobre 2026 - 14:00 A Brazzaville, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a donné le 29 septembre le coup d’envoi aux travaux de la première réunion du Comité de pilotage (Copil) et de l’atelier du lancement officiel du projet d’élaboration du Plan national de financement de la biodiversité (Biofin). Porté par le Fonds mondial pour l'environnement et le Programme des Nations unies pour le développement au Congo (Pnud), Biofin devrait permettre au Congo d'étendre son réseau d'air protégé terrestre et marine et d’atteindre la cible de 30% de protection d'ici à 2030.
Les travaux de la réunion de pilotage permettront d’examiner les principales orientations du projet, de définir les priorités d’intervention et de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans sa mise en œuvre. L’atelier de lancement constitue, pour sa part, un cadre d’échanges entre les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autres parties prenantes autour des objectifs et résultats attendus du projet. Trois jours durant, les participants devront réfléchir sur une approche capable « de mobiliser et d’attirer les financements tout en produisant des résultats durables sur la biodiversité, l'économie et les communautés », a indiqué la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry. « Notre ambition commune doit être de contribuer à faire de cette biodiversité non pas seulement un patrimoine à préserver, mais également un capital naturel à valoriser de manière durable, équitable et inclusive au service du développement de la République du Congo », a-t-elle souligné. Outre la préservation de la biodiversité, elle a également plaidé pour un financement inclusif prenant en compte les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec handicap et les communautés autochtones. A cet effet, elle a convié les administrations, les institutions publiques, les partenaires du secteur privé, les institutions financières, les centres de recherche et les organisations de la société civile à se mobiliser pour cette cause. Alors que le Congo prépare la mise en œuvre de sa stratégie et plan d'action nationale de la biodiversité 2025-2030, l’enjeu de cet atelier, selon la ministre, est aussi l’intégration du Biofin dans la politique gouvernementale afin d’en faire un « levier stratégique d'investissement au service des priorités structurantes du Plan national de développement ». Arlette Soudan-Nonault a expliqué que Biofin devrait permettre au gouvernement d'étendre son réseau d'air protégé terrestre et marine d’atteindre la cible de 30% de protection d'ici à 2030. « Biofin n'est pas un projet isolé, il est un instrument au service de la mise en œuvre de nos politiques et stratégies nationales. Il doit contribuer à créer les conditions financières nécessaires à la réalisation effective de notre stratégie, qui constitue le cadre de référence pour notre action d'ici à 2030 », a-t-elle dit. Les participants sont donc appelés à faire des propositions pertinentes afin que la biodiversité mute « d'une logique de simple charge financière vers un véritable espace d'investissement, d'innovation, de fiscalité incitative et de création d'emplois verts et bleus », a précisé la ministre tout en prônant le dialogue avec le secteur privé et les institutions financières. Fortuné Ibara Légendes et crédits photo :Les officiels/Adiac Notification:Non |


Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des actions visant à renforcer le financement de la biodiversité et à soutenir les efforts de conservation et de gestion durable des ressources naturelles.








