Aide au développement : seize pays africains satisfont aux exigences de transparence budgétaireMardi 25 Août 2026 - 14:30 Selon un récent rapport du département d’État américain, seuls seize gouvernements du continent africain satisfont aux critères minimaux de transparence budgétaire exigés pour bénéficier de l’aide extérieure des États-Unis. Une évaluation qui ne dit pas tout sur la corruption, mais qui éclaire les pratiques réelles de gestion des deniers publics.
Chaque année, le département d’État des États-Unis passe au crible les finances publiques des pays éligibles à son aide extérieure, qu’il s’agisse de programme de développement, d’aide humanitaire ou de coopération militaro-sécuritaire. L’édition 2026 du « Fiscal Transparency Report », rendue publique récemment, couvre cent quarante États, sur la base d’informations collectées auprès des ambassades, agences fédérales, organisations internationales et société civile. Sur le continent africain, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, la Mauritanie, l’Île Maurice, le Maroc, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Ouganda vont bénéficier des subventions américaines. Neuf autres États sont salués pour leurs « progrès significatifs » : le Cameroun, la CentrafriQUe, le Tchad, l’Éthiopie, le Liberia, la Libye, le Niger, Sao Tomé-et-Principe et le Sénégal. En revanche, les vingt-sept pays africains restants parmi lesquels l’Algérie, la République démocratique du Congo, l’Égypte, le Mali, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe stagnent ou n’enregistrent que des avancées trop lentes aux yeux de Washington. Il ne s’agit pas d’un palmarès de la vertu ni d’un indice de corruption. Les critères retenus sont précis et techniques, notamment l’accès du public aux documents budgétaires, aux informations sur la dette souveraine, aux marchés publics et aux contrats d’exploitation des ressources naturelles. Ces données doivent être fiables, complètes, avec une ventilation des dépenses par ministère et des recettes par source, et librement consultables. Les pays sont classés en deux grandes catégories, conformes ou non, ces derniers étant à leur tour divisés entre ceux qui progressent significativement et ceux dont les efforts restent insuffisants. Le département d’État insiste sur le caractère dynamique de ces évaluations : un pays peut voir sa note évoluer d’une année à l’autre, en fonction des réformes engagées, de l’obligation légale américaine de durcir ses propres critères, ou encore de nouvelles informations remontées du terrain. L’objectif est de garantir que « les contribuables américains voient leurs fonds utilisés de manière rigoureuse et traçable ». Pour les pays africains concernés, cette photographie annuelle est bien plus qu’un exercice de notation, elle devient un signal adressé aux investisseurs, aux bailleurs de fonds et aux partenaires bilatéraux. Dans un contexte de pression budgétaire généralisée, la transparence n’est plus seulement une vertu mais une condition de survie financière. Fiacre Kombo Notification:Non |











