Analyse : investir en faveur des femmes pour saisir les opportunités de la Zlécaf à l’ouverture des frontières congolaises en 2030

Vendredi 29 Mars 2024 - 17:33

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Les femmes ne doivent pas avoir peur de faire tomber le plafond de verre qui entrave leur autonomie, car elles sont la colonne vertébrale de l’économie africaine. Le thème retenu cette année de la Journée internationale des droits des femmes, à savoir « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme » est arrivé à point nommé pour améliorer les politiques publiques contextuelles dans le rôle de la femme dans l’implémentation du Plan national de développement 2022-2026 qui intègre le leadership féminin.

Les lendemains de la Journée internationale des droits des femmes doivent contribuer à faire bouger les lignes en faveur de la parité homme-femme, l’autonomisation des femmes, l’égalité d’accès à la formation, et surtout en raison du rôle que les femmes auraient à jouer à compter de l’ouverture des frontières en 2030 pour permettre la circulation dans la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf).

Il serait inconcevable que le Congo soit le réceptacle des marchandises et services des pays voisins sans proposer des produits et services qu'il fabrique, susceptibles d’inonder les marchés voisins.

L’analyse de l’égalité homme-femme au Congo, dans les domaines de la politique et de l’économie, montre une faible représentation féminine dans des ministères, au Parlement et au niveau des Conseils départementaux ou communaux.

En effet, le pays disposant désormais d’un corpus législatif, la loi « Mouebara » qui protège les femmes, un indice de parité réalisé chaque année permettrait d’évaluer la situation afin d’en proposer des pistes pour un meilleur accompagnement des initiatives féminines. Le Congo bénéficie actuellement de l’expertise des groupements de femmes qui s’investissent dans la cause de la femme comme le Réseau des femmes leaders africaines, l'Organisation des femmes du Congo, l’Association des femmes juristes du Congo et de nombreuses associations d’incubateurs, etc. Leurs défis sont nombreux et ne peuvent être dissociés des combats en faveur de l’égalité homme- femme à l’aune de la Zlécaf qui sera opérationnelle d’ici à six ans et qui représente un vecteur d’égalité selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

Le management féminin doit se démarquer par un paradigme innovant faisant place à l’alliance des réseaux de femmes, les associations locales de femmes, branches féminines des partis politiques, les organisations non gouvernementales, les réseaux professionnels et initiatives de renforcement de networking. Des plateformes où l’on découvre et écoute des succès stories qui inspirent, le networker avec des leaders et des entrepreneurs à succès, etc.

L’agenda 2063 de l’Union africaine dénommé « L’Afrique que nous voulons » prône un continent  au sein duquel le développement est axé sur les femmes et les jeunes, pour le bien- être des générations futures. C’est dans ce nouveau paradigme féminin que le leadership du président de la République en faveur de la masculinité positive pourra devenir un gage de réussite de la Zlécaf.

Adzeu Michesie, magistrat, analyste

Légendes et crédits photo : 

Adzeu Michesie

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