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Cité des lumières

Samedi 6 Février 2021 - 17:18

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Le mot « lumière » est revenu à au moins deux reprises dans la bouche des hommes qui se sont exprimés, le 5 février, lors de l’inauguration de l’université Denis-Sassou-N’Guesso à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville.

Projet vieux d’une dizaine d’années et mis en chantier par le président de la République comme l’a révélé le Pr Théophile Obenga, la deuxième université publique du Congo valorise l’offre de formation de l’élite nationale et africaine. Elle améliore en même temps la réputation d’une cité en devenir déjà dotée d’infrastructures sportives haut de gamme.

Quand on prolonge le regard en direction de l’est, l’immense fleuve Congo que Brazzaville a en partage avec la ville sœur de Kinshasa et ses mitoyennetés arrose le vaste périmètre de sa nappe d’eau profonde au renouvellement de laquelle se perpétue l’histoire des deux Congo. L’université de Kintélé est une maison commune de la connaissance et des savoirs à vocation africaine que les générations présentes légueront à celles qui viendront.

La présence des chefs d’Etat du Congo, du Niger, du Sénégal et de Guinée-Bissau à la cérémonie officielle de mise en service de l’université Denis-Sassou-N’Guesso est un signe qu’en matière de formation supérieure, les Africains peuvent avancer sur la voie de l’intégration continentale. Le chemin est certes long, mais le pas franchi le 5 février 2021 réconforte dans l’idée que rien n’est impossible quand la volonté de réussir reste inébranlable.

Dans les années à venir, quand l’ensemble des modules de la cité universitaire de Kintélé seront opérationnels, le Congo et les initiateurs de cette belle aventure retiendront que celle-ci valait la peine d’être tentée. Au moins, les nombreux domaines porteurs dans les domaines variés des sciences, des arts et des techniques non encore suffisamment exploités dans le protocole de la formation des jeunes congolais le seront davantage.  

La « Lumière », dont a parlé le Pr Obenga et son collègue du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur-CAMES-, Bertrand Batchy, est aussi un appel lancé aux autorités, aux étudiants, à la population et à la communauté universitaire afin que les installations de la nouvelle université soient préservées des actes d’incivisme souvent enregistrés contre le bien public.

Promise pour accueillir à terme plus de 30 000 étudiants, l’université Denis-Sassou-N’Guesso ne reste pas moins un défi pour le gouvernement qui est tenu de parachever son œuvre et aussi conclure des partenariats qui en assurent une excellente notoriété. Ce message vaut aussi pour sa consœur, l’université Marien-Ngouabi.

 

Gankama N'Siah

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