Opinion

  • Humeur

Et des érosions dans nos villes...

Samedi 8 Août 2026 - 9:05

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Le phénomène des érosions dans les principales villes du Congo ne cesse de s’amplifier et devient chaque année, lors des saisons pluvieuses, un moment de tristes cauchemards. Les habitants des grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire, n’ont que leurs yeux pour pleurer chaque fois qu' il y a une grande pluie, exhibant toutes les péripéties de leur calvaire aux pouvoirs publics.

Plusieurs causes sont à l’origine de ce triste phénomène qui laisse perplexes les habitants des quartiers Ngamakosso et Ibalico, à Brazzaville, et ceux des arrondissements 5 Mongo-Mpoukou et 6 Ngoyo, à Pointe-Noire, pour ne citer que ces exemples.  Selon des spécialistes consultés, la plupart affirment qu’en plus des raisons naturelles dues au changement climatique d’aujourd’hui, des activités socio-humaines des occupants anarchiques des parcelles de terrains non appropriées aux constructions des habitations seraient aujourd’hui la véritable cause des érosions.

De nombreux ménages vivant dans ces quartiers  voient leurs maisons s’engloutir et disparaître. Ces occupants coupent des arbustres, creusent des trous ici et là dans ces zones à la terre mouvante. Ils incrimient le coût des loyers qui les pousse à vite s’attraper n’importe quel terrain dans une zone non habitable pour s'offrir un toît personnel à Pointe-Noire ou à Brazzaville. “Mieux vaut être chez soi, dans une zone non appropriée à l’habitation, que de louer car les maisons sont devenues très coûteuses “, déclarait un enseignant retraité vivant à Brazzaville dans le quartier Ibalico, à Massengo. Cependant, nombreux habitants de cette zone sont en train de perdre leurs maisons à cause scandaleux ravin qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Les pouvoirs publics ont du pain sur la planche puisque nombreux qui habitent ces quartiers à risque attendent qu'ils prennent les taureaux par les cornes pour arrêter ces érosions en construisant des canalisations. Il devient urgent que des rémèdes appropriés soient envisagés pour contrer ces érosions dans les différents quartiers de nos grandes villes.

Les changements climatiques et les activités des occupations anarchiques sont les principales causes de ces glissements de terrains qui causent des angoise et stress à la population. Encore que nombreux sont des retraités et des ménages aux revenus dérisoirs qui ne peuvent pas faire face à cela. 

Affaire à suivre

 

Faustin Akono

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Humeur : les derniers articles