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L’hygiène alimentaire publique, un défi à relever

Samedi 6 Juin 2026 - 16:43

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Il n’est plus un secret, parmi les nombreuses pathologies dont souffrent les citadins de nos grandes agglomérations, notamment les Brazzavillois et le Ponténégrins, il y a celles causées par le manque d’hygiène des aliments qu’ils consomment, car un aliment malpropre est un agent pathogène très dangereux, disent les médecins.

Cette hygiène englobe, d’une part, ceux qui manipulent des aliments, les supports qu’ils utilisent pour les vendre, les lieux d’exposition desdits aliments et, d’autre part, surtout à cause de l’insalubrité criarde des endroits où les aliments sont vendus. A dire vrai, cela se passe au su et au vu des responsables de la sécurité alimentaire, en l’occurrence les divers services de l’inspection de la santé.

Sur toutes les grandes artères de Brazzaville et Pointe-Noire sont ouverts ici et là des petits restaurants de fortune tenus par nos « camarades » ouest-africains, loin de nous un sentiment xénophobe. Ces lieux sont très sales et c'est là où sont vendus pêle-mêle à longueur des journées des boucanés encore appelés "coupés-coupés". Les vendeurs n'ont ni certificats médicaux ni autres pièces sanitaires justifiant leur bon état sanitaire. Ces vendeurs ne sont jamais inquiétés et interpellés afin qu’ils passent certaines visites obligatoires. Alors que vendent-ils, disons-le clairement, de la viande de bœuf,  du poulet et bien d’autres viandes avariées dont certains dégagent même de mauvaises odeurs.

Que dire des abords des marchés domaniaux ? Alors sur ces endroits, le constat est amer. Poissons et légumes frais sont exposés à même le sol et à proximité des des ordures qui sont des gites de nombreux microbes. Encore que sur ces espaces, un vrai jeu de ping-pong entre les agents de l'ordre et les vendeurs se tient  toute la journée. « On ravit la marchandise et on la remet moyennant une certaine somme d’argent.  Elle est revendue par terre et cela devient tout un cycle », déplorait un acheteur au marché « Tembé naba mbanda » à Mikalou.

Cette même réalité est vécue à Pointe-Noire, notamment au grand-marché et au marché Tchystère respectivement dans le premier arrondissement Emery-Patrice Lumumba et le cinquième Mongo-Mpoukou. Et pourtant l’OMS nous a toujours rappelé que la santé est dans nos assiettes. Alors pourquoi cette indifférence des autorités chargées des questions sanitaires ?

Non, ce n’est pas parce que les « malewas », c’est-à-dire de très petits restaurants de fortune qui naissent ici et là, rendent d’énormes services aux  nombreux habitants de nos villes en matière nutritionnelle qu’il faille les laisser dans cette insalubrité inacceptable. Où sont passés les services de l’hygiène générale pour regarder cet état de choses ?

Affaire à suivre et à bon entendeur, salut !

Faustin Akono

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Édition Quotidienne (DB)

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