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Et le Bassin du Congo …

Samedi 10 Septembre 2022 - 15:00

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Tous les rapports scientifiques publiés ces derniers temps confirment de façon accablante que le premier bassin fluvial de la Terre, l’Amazonie, s’enfonce inexorablement dans une crise environnementale infiniment dangereuse du fait de la déforestation et des trafics en tout genre qui l’accompagnent. Perçue jusqu’à présent à juste titre comme le premier poumon de la planète puisque c’est dans cette partie du monde que se recyclait une bonne partie de l’air que nous respirons, cette immense et très riche zone géographique devient au fil du temps une véritable menace pour la survie de l’humanité.

D’où les cris d’alarme que lancent aujourd’hui les experts de tous bords et que relaient méthodiquement les grands médias, mais qui n’ont aucune chance d’être entendus, à court terme en tous cas, puisque les plus hautes autorités du Brésil n’accordent visiblement aucune importance aux avertissements que leur lance, terribles preuves à l’appui, la communauté scientifique mondiale. Avec comme conséquence inévitable le fait que la dégradation de l’air et le dérèglement climatique qui en découlent vont s’aggraver au point de menacer l’avenir de l’humanité dans son ensemble.

Dans ce contexte pour le moins inquiétant, le Bassin du Congo, qui était jusqu’à présent le deuxième plus grand bassin fluvial de la planète, se retrouve en première ligne dans la lutte vitale contre le dérèglement climatique. Une réalité bien concrète sur laquelle se penchent depuis longtemps les plus hautes autorités de cette partie du monde comme l’a démontré la création du Fonds bleu à Oyo, il  y  a cinq ans, mais dont l’importance n’était guère prise en compte jusqu’à présent par la communauté internationale en dépit des avertissements lancés par des institutions comme la Brazzaville Fondation dont le siège est à Londres et par les médias comme le nôtre qui ne cessent de taper, comme on dit, du poing sur la table.                             

Pour dire les choses de façon claire, toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour faire du Bassin du Congo le principal moteur de la lutte contre le dérèglement climatique. S’imposant au fil du temps  comme le plus important bassin fluvial de la planète alors que de terribles menaces pèsent sur l’avenir de l’humanité et mettant en place les dispositifs qui protègeront cette partie du globe contre les dérives humaines l’Afrique centrale, région des Grands Lacs et golfe de Guinée comprise, est désormais perçue comme l’acteur incontournable de la protection de la nature.

Qu’il nous soit donc permis une fois de plus d’écrire, en conclusion provisoire de cette réflexion, que Brazzaville peut et doit devenir dans les mois à venir la capitale mondiale de la protection de la nature. Située au cœur du premier bassin fluvial de la Terre et s’étant dotée ces dernières années, dans sa banlieue de Kintélé, de tous les moyens nécessaires pour mener cette bataille vitale, la grande cité de la rive droite du Congo peut et doit devenir le cœur de la réflexion mondiale sur la protection de l’environnement.

Jean-Paul Pigasse

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