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Et pourtant les dossiers aux examens d’État sont sans frais d’accompagnement !Samedi 12 Décembre 2015 - 16:48 Nous le disons pour fustiger des agissements quelque peu surprenants de certaines écoles privées qui ont commencé à harceler des parents d’élèves en demandant de l’argent comme frais d’accompagnement et de traitement des dossiers en question. Il y a près de trois à quatre ans déjà qu’une mesure gouvernementale avait été prise et qui, du reste, était saluée par des parents d’élèves en particulier et tous les Congolais en général qui mettait fin aux abus de certaines écoles sur ces frais des dossiers des candidats aux examens d’État vu les orientations non commodes que prenaient ces soi-disant frais d’accompagnement des dossiers. Alors pour défendre le rôle que jouent ces frais, des responsables de ces écoles-là disent haut et fort que cet argent permet aux différents candidats aux examens d’État, notamment le certificat d’études primaires et élémentaires (CEPE), le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat de se présenter aux évaluations tests ou aux évaluations préparatoires que l’Etat organise avant le déroulement des examens. Ces frais varient de 20.000 F CFA à 55.000 F CFA. «Si cela est le cas, pourquoi d’une part l’information n'est-elle pas donnée officiellement aux parents d’enfants et d’autre part pourquoi toutes les écoles privées ne demandent-elles pas ces frais ? », s’est interrogé un parent d’élève à Pointe-Noire. Pour ce parent, ces frais dits d’accompagnement des dossiers qui, semble-t-il, permettraient aux élèves de se présenter aux évaluations préparatoires serait une astuce à certains établissements privés pour avoir de l'argent. Oui, les écoles privées, tout le monde le sait, rejettent farouchement l’aspect commercial pour pouvoir être à l’abri de certaines taxes des services des impôts. Et c’est pour cela qu’elles brandissent la fibre du social. Or, si c’était réellement le social, on ne devrait pas à chaque instant vivre ce spectacle gênant et honteux que font certaines écoles privées en sortant pendant des compositions des élèves des salles pour n’avoir pas payé les droits d’écolage à temps, semble-t-il. Par exemple, la semaine dernière, il s’est passé dans une école privée de Pointe-Noire que nous taisons le nom quelque chose de terrible : les affaires de l’élève ont été confisquées par le responsable de l’établissement parce que le parent n’avait pas versé les frais mensuels, or ce dernier n’accusait à peine qu'un retard d’une semaine. Est-ce que c’est cela « faire du social » ? Et si c’est réellement du social, alors pourquoi cette disparité inouïe sur des frais d’écolage et sur ces soi-disant frais d’accompagnement des dossiers ? Tenez ! Prenez au hasard trois écoles qui ont sensiblement les mêmes enseignants et se situant dans un même périmètre de l’un des arrondissements de nos agglomérations, on constate que les élèves de la classe de sixième de l’école A paient soit 18.000 F CFA, et ceux de l’école B du même quartier toujours en classe de sixième paieront un autre taux de 25.000 FCFA et au niveau de la troisième école C, toujours dans le même quartier, les élèves de la classe de sixième paient 30.000 FCFA la mensualité. Où est donc le social dans tout cela ? Et à quoi est due cette disparité? On comprend donc aisément qu’il y a dans ces méthodes calculatrices la recherche du profit et le social est relégué au second plan. Encore qu’une autre pratique gênante est en train de voir le jour dans certaines écoles privées, celle de l’ouverture au sein de ces écoles des centres d’encadrement. Et lesquels dispensent les cours, ce sont les mêmes enseignants qui passent dans les classes pendant des horaires normaux admis par l’Institut national de recherches et d’action pédagogique. Alors ces centres qui se créent demandent-ils encore de l’argent aux parents ? La réponse est oui. Alors ces centres se créent parce que l’enseignement n’a-t-il pas été explicite et complet en classe ? Sur ce point, la réponse est mitigée, donc il y a certainement autre chose. Non loin de nous l’idée d’incriminer toutes les écoles privées, car toutes ne brillent pas par ce genre de pratiques inadmissibles. Il y a certainement des écoles qui accusent des pratiques justifiables en matière des droits exigés aux parents d’élèves. Donc, cessons avec ce genre de pratiques, sinon vos écoles risquent de subir «une fuite d’élèves».
Faustin Akono Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |



















