Gfac 2026 : la jeunesse aux premières loges

Vendredi 21 Août 2026 - 17:04

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Dans les allées des pavillons, les stands et espaces d’exposition, de jeunes producteurs, transformateurs et entrepreneurs ont présenté leurs activités et témoigné un intérêt croissant pour un secteur longtemps perçu comme peu attractif.

De la production à la transformation en passant par la commercialisation des produits locaux, des jeunes ont développé des initiatives qui leur ont permis de créer de la valeur et, pour certains, de générer des emplois. Leur présence à la Grande foire agricole du Congo (Gfac) traduit aussi une volonté de faire de l’agriculture un véritable projet professionnel.

« Je considère aujourd’hui mon activité sous label Hope Agro comme un emploi à part entière, aussi bien au niveau des revenus que de la structuration de mon entreprise », a déclaré Clédine Ngoulou, promotrice de la marque de bouillon infantile Hope Agro.

Pour ces nouveaux acteurs, travailler la terre ne se limite plus à une activité de subsistance. Ils y voient une opportunité d’entreprendre, d’innover et de participer à la réduction de la dépendance du pays aux importations alimentaires.

La transformation occupe une place importante dans leurs initiatives. En donnant une seconde vie aux productions locales, ils cherchent à mieux valoriser les récoltes, à prolonger leur conservation et à proposer des produits adaptés aux besoins des consommateurs. « J’évolue dans le secteur agroalimentaire et, pour moi, la transformation est apparue comme une évidence. Il faut transformer nos produits pour contribuer significativement à la chaîne de valeur agricole congolaise », a souligné Gracia, promotrice de la marque de transformation agroalimentaire « Dolcevita ».

Mais l’engagement des jeunes dans l’agriculture reste confronté à plusieurs défis : accès au financement, disponibilité des terres, équipement, formation, accompagnement technique et débouchés commerciaux. Autant de conditions nécessaires pour permettre à ces initiatives de passer de projets individuels à de véritables entreprises agricoles.

« Nous sommes prêts à travailler, mais la terre est la première matière de notre métier. Nous demandons que les jeunes formés soient prioritaires dans l'attribution des parcelles des zones agricoles protégées, l’accès aux financements et aux intrants, la mise en place de guichets de financement dédiés à la jeunesse agricole, des micro crédits et des formations permanentes reliées aux filières prioritaires », a formulé Carole Tchitembo N'Safou, bénéficiaire de la formation de l'académie de l'entrepreneuriat agricole.

La présence des jeunes ne s’est pas limitée aux stands d’exposition. Ils se sont également mobilisés aux côtés du ministère dans l’organisation et le déroulement de la Gfac. Accueil, orientation des visiteurs, appui logistique et accompagnement des exposants, ces jeunes ont contribué au bon fonctionnement de l’événement et participé ainsi, à leur manière, à la promotion du secteur agricole.

 

Durly Emilia Gankama et Gloria Imelda Lossele

Légendes et crédits photo : 

La cohorte des jeunes entrepreneurs formés à la Gfac / Adiac

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