Investiture: le président Denis Sassou N'Guesso prête serment jeudiSamedi 11 Avril 2026 - 13:30 Le stade de la Concorde de Kintélé, au Nord de Brazzaville, abritera, jeudi 16 avril, la cérémonie d’investiture du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, en présence de plusieurs chefs d’État étrangers. Depuis quelques jours, les travaux sont en cours à l’intérieur et à l’extérieur de la plus grande enceinte sportive du Congo comportant 60 000 places. Inauguré lors des 11es Jeux africains en 2015, le stade de la Concorde vole ainsi la vedette à l’emblématique Palais des congrès situé en plein cœur de Brazzaville qui était habituellement préféré pour ce type de consécration officielle. Le choix de Kintélé est certainement dicté par la volonté des organisateurs de donner un cachet particulier à l’événement et l’on imagine l’ambiance qui le couronnera si, cela va sans dire, l’arène affiche complet. Élu au mois de mars dernier avec 94,90% des voix lors de la présidentielle à laquelle prenaient part six autres candidates, Denis Sassou N’Guesso entame à partir de ce 16 avril un nouveau mandat de cinq ans encadré par la mise en œuvre de son projet de société intitulé " Accélération de la marche vers le développement ". Et c’est peut-être sur cet axe-là que président de la République est le plus attendu par ses compatriotes au regard non seulement des engagements qu’il a pris durant la campagne électorale mais aussi du préjugé favorable que représente sa longue expérience aux affaires à la tête du Congo. Ses partisans ont, en effet, souvent rappelé la nécessité pour le pays de garder le cap de la stabilité en liant « paix et développement », alertant, par ailleurs, sur les crises multiples qui secouent le monde et leurs conséquences sur les pays et leurs économies. Ce contre quoi leurs contradicteurs opposent un bilan global qui serait « peu flatteur » à leurs yeux. « Je dis au peuple que si nous sommes élus, nous allons mettre en œuvre le projet de société que nous avons présenté. Je crois que la réalisation de ce programme ouvrira de meilleurs horizons pour notre pays, pour les jeunes et pour les femmes qui se sont fortement mobilisés autour de cette campagne… Nous pensons que notre pays connaîtra des jours meilleurs… », s’exprimait le président-candidat, le 15 mars, après avoir accompli son acte de vote en compagnie de son épouse, Antoinette Sassou N’Guesso, à la Maison commune de Ouenzé, le cinquième arrondissement. Denis Sassou N’Guesso se déclarait aussi confiant de l’issue du scrutin et peut se réjouir du résultat qu’il a réalisé. Bien sûr, les grands défis de l’«Accélération de la marche vers le développement», les Congolais ne doutent pas qu’ils sont consignés dans le projet de société du président élu, leurs avis divergent quand ils font allusion à la responsabilité des cadres appelés à accompagner le chef de l’État dans son exercice. À les en croire, le vieil adage « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut » devrait être la mesure étalon pour assurer le succès de la noble mission. Mais ceux qui tiennent ce jugement pensent-ils que les hommes et les femmes à qui l’on fera appel pour assumer telle ou telle fonction tomberont du ciel ? Ils savent que non. À la vérité on les choisira toujours parmi les compatriotes disponibles. La contre-expertise ne pouvant venir que de la pratique de chacun sur le terrain et de la capacité de l’exécutif à faire jouer les mécanismes légaux pour élever ou sanctionner en s’appuyant sur les faits. Ce qui est sûr, au moment où la cérémonie du 16 avril retourne en quelque sorte le couteau dans la plaie des départs ou des entrées dans la future équipe gouvernementale, le mandat 2026-2031 interpelle la plus haute autorité du pays. Les grandes lignes de son nouvel engagement quinquennal sont, entre autres, la diversification et la modernisation de l’économie, la mécanisation de l’agriculture, le développement des infrastructures, l’éducation et le sort de la jeunesse, la lutte contre les antivaleurs, le social et la santé. Ces différents chantiers ne sont pas nouveaux mais il importe de mettre l’accent sur le parachèvement de ceux dont l’exécution a commencé ou est avancée, de dépoussiérer ceux qui le méritent en se rappelant un slogan que les Congolais avaient porté en triomphe, il y a de cela quelques années : la rupture, oui, les Congolais s’en souviennent encore. Gankama N'Siah Notification:Non |










