Journée mondiale de l’audition: l’OMS-Afrique appelle à la prévention des déficiences auditives chez l’enfant.

Mercredi 2 Mars 2016 - 17:11

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Dans son message adressé à l’occasion de la journée mondiale de l’audition célébrée ce 3 mars, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti a relevé que 75 % des cas de déficience auditive chez les enfants de moins de 15 ans vivant dans les pays à revenu faible ou intermédiaire pourraient être évités par des mesures de prévention. Voici le texte intégral du message :

Aujourd’hui, 3 mars 2016, nous nous joignons au reste de la communauté internationale pour commémorer la Journée mondiale de l’audition, qui nous sensibilise à la nécessité de prévenir et de contrôler la déficience auditive, en particulier chez l’enfant. Le thème retenu pour l’édition de cette année est « Déficience auditive chez l’enfant : marche à suivre pour agir dès maintenant ! »

Environ 360 millions de personnes – 5 % de la population mondiale – souffrent d’une déficience auditive invalidante, notamment près de 32 millions d’enfants. La grande majorité des enfants souffrant de déficience auditive vivent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. On estime que 4,5 % de la population totale et 1,9 % des enfants vivent avec cette déficience dans la région africaine. La déficience auditive représente un obstacle à l’éducation et à l’intégration sociale. En situation de ressources limitées où il est possible qu’un enfant soit déjà exposé au risque de traumatismes, la perte d’audition peut aussi constituer un sérieux facteur supplémentaire de vulnérabilité. De plus, dans un contexte plus vaste, la perte d’audition non traitée peut affecter le développement social et économique de communautés et de pays entiers.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 75 % des cas de déficience auditive chez les enfants de moins de 15 ans vivant dans les pays à revenu faible ou intermédiaire pourraient être évités par des mesures de prévention. Plus de 30 % des cas de déficience auditive chez l’enfant sont causés par des maladies comme la rougeole, les oreillons, la rubéole, la méningite et les infections de l’oreille. En outre, 17 % des cas de perte d’audition chez l’enfant sont dus à des complications au moment de la naissance, notamment la prématurité, un faible poids de naissance, l’asphyxie périnatale et l’ictère néonatal.

Des interventions appropriées sont disponibles pour réduire le nombre de cas de déficience auditive chez l’enfant. La prévention, primordiale, doit se faire dans le cadre des programmes de vaccination renforcés, associés à une meilleure diffusion des bonnes pratiques d’hygiène et à la fourniture de services plus adaptés de santé de la mère et de l’enfant, tels que le plaidoyer en faveur de la réduction de la consommation de médicaments ototoxiques par les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Chez les enfants touchés, le diagnostic précoce effectué grâce aux programmes de dépistage auditif peut largement atténuer l’impact de la déficience auditive et faciliter l’éducation et le développement social lorsqu’il est suivi par des interventions rapides et adaptées, et par la fourniture de services de réhabilitation.

Des réalisations primordiales sont possibles dans ce domaine moyennant la reconnaissance et la visibilité du problème, et dans le cadre de la responsabilité partagée et de la solidarité des gouvernements et partenaires africains, sans oublier la fourniture de services accessibles aux personnes qui en ont besoin.

Au moment où nous célébrons la Journée mondiale de l’audition, je lance un appel à tous les pays et partenaires pour qu’ils maintiennent et renforcent la solidarité dans la lutte contre la perte d’audition chez l’enfant dans la Région africaine. Cela signifie qu’il faut combler les lacunes en matière de collecte des données qui seront utilisées pour le plaidoyer, l’allocation de ressources et une planification appropriée ; améliorer la prévention et le dépistage précoce ; proposer des services accessibles en vue du traitement et de la réhabilitation de tous les enfants souffrant de déficience auditive et veiller à ne laisser aucun enfant sur le bord du chemin. »

La Rédaction

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