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Multiples rentrées

Samedi 1 Octobre 2022 - 22:56

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Ce mois d’octobre est celui de la rentrée des classes sur l’ensemble du territoire congolais. Des tout-petits envoyés à la maternelle à leurs aînés du primaire, des collèges aux lycées, tout est mis en œuvre par les parents et le gouvernement pour retrouver les conditions d’école « agréable » comme l’on disait à l’inoubliable époque du Mouvement national des pionniers.

La rentrée scolaire de cette année a de peu failli être perturbée par la grève des enseignants dits volontaires. Ils représentent le plus gros lot d’hommes et de femmes passionnés par leur métier d’éducateur mais confrontés au contentieux lié à leur recrutement dans la Fonction publique et au versement par l’Etat des arriérés de bourse qui leur sont dus.  

C’est aussi une rentrée que ce voyage-retour des jeunes médecins formés à Cuba. Réticents à l’idée de regagner le bercail du fait là aussi des problèmes de bourses impayées, ils ont fini par mettre un peu d’eau dans leur vin. Ils refusaient de percevoir « seulement » six mois de bourse sur les trente-neuf cumulés. Une mission gouvernementale dépêchée à la Havane, la capitale de l’Ile de la liberté, les a convaincus de prendre l’avion affrété spécialement pour eux.

Signalons aussi l’actualité politique avec la mise en place du nouveau gouvernement, le 24 septembre. La série des passations de service s’est déroulée comme dans le meilleur des mondes, le 27 septembre, les discours entendus sur les différents lieux de signature de procès-verbaux circonstanciés témoignaient d’une ambiance de sérénité entre les sortants et les entrants. De la chose publique, il vaut mieux se contenter de ce que l’on écoute dire devant témoin et laisser la trame des coulisses aux impétrants.

Il y a quelques semaines, les députés et conseillers locaux issus des scrutins du mois de juillet avaient, tour à tour, pris les rênes de leurs instances parfois dans un climat très tendu dans certaines assemblées départementales et municipales. Tout a fini par rentrer dans l’ordre, les rancœurs, même tenaces, étant renvoyées à plus tard. D’autant plus qu’en démocratie, les élections sont un cycle sans fin : ceux qui perdent aujourd’hui peuvent être brillamment élus demain… 

On pourrait, sur ces entrefaites, dire que le temps est venu pour les uns et les autres de se consacrer au travail qui les attend. Aux élèves de prendre le départ de bon pied dès la première semaine des cours, aux ministres de consacrer tous leurs efforts dans la réalisation des objectifs du développement national, aux parlementaires de démentir les critiques qui assimilent leurs assemblées à d’ennuyeuses chambres d’enregistrement, aux médecins fraîchement rentrés de leur formation de ne pas oublier qu’il leur restera à franchir l’étape non moins stressante de l’insertion dans la vie active. Comme tout le monde, ils ont l’insigne devoir de rendre au pays ce qu’il leur a donné.

Gankama N'Siah

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