« Non, l’Europe n’est pas au bord de l’effacement civilisationnel » défend le ministre français Jean-Noël BarrotVendredi 9 Janvier 2026 - 18:06 Lors de son discours le 9 janvier devant 160 diplomates, le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fermement défendu l’Union européenne tout en reconnaissant qu’elle était en danger. L’organisation politique européenne est aujourd’hui en danger, menacée de l’extérieur « par des adversaires qui tentent de détricoter les liens de solidarité qui nous unissent et de l’intérieur par la lassitude démocratique » a reconnu le ministre français devant un parterre de diplomates le 9 janvier au quai d’Orsay à l’occasion de la 31eme Conférence des ambassadeurs et ambassadrices. Il a en particulier rejeté l’analyse de la stratégie de sécurité nationale américaine qui prédit un « effacement civilisationnel de l’Europe ». Terme qu’il a réfuté fermement tout en reconnaissant des défis et le droit de dire non à Washington. « Non, l’Europe n’est pas au bord de l’effacement civilisationnel et les voix présomptueuses qui le prétendent feraient mieux de prendre garde à leur propre effacement ». Un droit de dire « non » faisant écho à la position commune franco-allemande-britannico-italienne qui a soutenu cette semaine le Groenland face aux revendications de Donald Trump ou encore à la condamnation du raid américain au Venezuela, jugé par le ministre français contrevenant au droit international même s’il a critiqué les dérives du régime chaviste. Evoquant la question de l’immigration irrégulière, Jean-Noël Barrot a annoncé une coordination nouvelle de son ministère avec le ministère de l’Intérieur : « Nos compatriotes attendent que nos frontières soient maîtrisées. Oui, nous gagnons à accueillir des travailleurs, des créateurs, des innovateurs étrangers... Mais lorsqu’une personne ne dispose pas du droit de séjourner, elle doit être reconduite à nos frontières. » Le premier niveau de réponse à cette attente légitime « est la résolution des tensions géopolitiques » qui font fuir les populations de leurs pays d'origine, » a-t-il ajouté saluant l'adoption au niveau européen du Pacte sur la migration et l'asile qui entrera en vigueur cette année et qui va, selon lui, "changer la donne". Enfin, Jean-Noël Barrot a plaidé pour une réforme de l’ONU. La multiplication des violations du droit international par certains membres permanents du Conseil de sécurité mine gravement sa crédibilité, a-t-il estimé. « Il est temps d’intégrer deux pays africains comme membres permanents pour refléter les réalités du XXIe siècle et redonner à cette institution sa légitimité universelle ». « La France soutiendra cette réforme indispensable. » a-t-il assuré. Bénédicte de Capèle Notification:Non |










