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Pourquoi tous les cadres de vie sociale n’encadreraient-ils la jeunesse !

Samedi 31 Octobre 2015 - 16:46

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Nous entendons par cadres de vie sociale, des instances sociales au sein desquelles peuvent se former ou se façonner la personnalité d’une jeunesse voulue par tous. Une jeunesse qui très rapidement rejetterait des valeurs « sales » pour embrasser celles de bonne citoyenneté ou du vivre ensemble. Tenez ! Est-ce qu’il est acceptable qu’une organisation sociale, au lieu de conscientiser ou de moraliser la jeune, prenne le risque de la pousser à une issue dangereuse et sans fin ? Nous disons que la réponse serait non, alors cessez donc de le faire, vous organisations socio-politiques !

Oui, sauf omission de notre part, ces cadres de vie sociale, autrement appelés « milieux sociaux de l’apprentissage de la vie en communauté ou d’une bonne éducation sont, entre autres, la famille sociale, l’école, l’église, les associations, les organisations non gouvernementale, les partis politiques, les administrations, des groupements populaires d’appartenance, les instances de rue à essence raisonnable, des mutuelles, des équipes de sport avec bien sûr leurs fédérations, des organisations de sages, des anciens en tel ou tel domaine social et autres, la liste n’étant pas exhaustive. Tous ces milieux sociaux devraient travailler la main dans la main pour une meilleure orientation éducationnelle de la jeunesse. Tenez ! Prenez un cas de figure où l’église conscientise en disant « aimez autrui et ne détruisez pas » et si cela n’est pas repris par d’autres cadres sociaux, notamment des formations politiques et autres, le constat serait que l’église prêcherait dans le vide. Et ce qui va advenir c’est la déviance, le désordre, le vandalisme et autres. 

Que ce soit la famille, l’école, le parti politique, l’organisation non gouvernementale, l’église, les mutuelles, l’idéal serait d’avoir une jeunesse bien éduquée, une jeunesse qui rejette tout acte d’incivisme, car l’incivisme n’a toujours pas une issue heureuse. Alors vous, cadres de vie sociale, pourquoi n’aviez vous pas un idéal commun concernant la conscientisation de la jeunesse ? Encore que rares sont des formations politiques, des associations, des groupements populaires d’appartenance, des mutuelles qui se préoccupent de tirer les oreilles aux enfants lors des rencontres qui les unissent. Or ces milieux sont un vrai moment de cultiver des valeurs citoyennes chez la jeunesse, des valeurs de paix, du vivre ensemble, tout en informant la jeunesse que quiconque ne respecterait pas cela mettrait sa vie en danger face à la justice sociale.

Du coup, il est urgent, voire nécessaire, que des formations sociales ou socio-politiques ou encore des associations ou organisations non gouvernementales qui souffriraient de ce déficit éducationnel affûtent leurs armes pour sortir certains jeunes de ces prédispositions perverses et dangereuses. « Ne faites pas cela, puisque la société l’interdit » au lieu d’injecter dans la psyché des enfants des discours incendiaires.

Tenez ! Par exemple en sport lorsqu’après un match de football, les fédérations se préoccupent d’offrir des casiers de bière aux jeunes joueurs et aux jeunes supporteurs et en politique lorsqu’après un meeting les jeunes réclament la boisson en des termes connus de tous, « on boit où ? », il serait mieux que petit à petit l’idée de la boisson à outrance sort de l’imaginaire du jeune, car après la prise de la bière, le désordre s’installe. Et à la place de la bière, créer des occasions de rencontre pour des séances de moralisation par rapport aux exigences de la vie en communauté et à la vie publique. « La personne humaine est sacrée, les biens d’autrui sont inaliénables et nul n’a le droit d’aller à l’encontre de cela », ce serait pour la plupart de ces cadres sociaux un leitmotiv afin d’arrêter les velléités rébarbatives qui seraient en train de phagocyter l’esprit de la jeunesse. 

La famille étant le premier cadre de vie sociale a donc intérêt à corriger et à recorriger sans cesse les écarts comportementaux des  enfants. Un enfant à qui le parent parle tous les jours a l’avantage d’une bonne éducation et horreur d’aller se jeter dans les actes criminels et déviants. Mais ce qui est vrai, l’église, l’école, le parti politique, les associations et organisations de toute sorte devraient accompagner sainement cette entreprise de construction de l’être « citoyen » chez l’enfant.

Faustin Akono

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