Programme villes résilientes : les acquis officiellement remis aux institutionsJeudi 30 Juillet 2026 - 0:30 Le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé, a clôturé, le 28 juillet à Brazzaville, l’assistance technique du Programme villes résilientes en République du Congo, marquant une étape décisive dans le renforcement de la gouvernance urbaine et la préparation des villes congolaises aux défis climatiques et démographiques. La cérémonie a réuni les autorités nationales et locales, les représentants des ministères sectoriels, la délégation de l'Union européenne (UE) ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Au cours de la cérémonie, les livrables stratégiques élaborés dans le cadre de l'assistance technique ont été officiellement transférés aux institutions compétentes. Ces outils comprennent des guides de planification urbaine, des schémas directeurs d'assainissement, des stratégies municipales de développement, des manuels de gestion et de procédures, des référentiels techniques, ainsi que des études approfondies sur la fiscalité locale. Dans son allocution, le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective a insisté sur la portée structurelle du programme. Il a rappelé que l'appui du cabinet IBF ne s'est pas limité à la production de documents, mais a surtout consisté en un renforcement durable des compétences locales, avec des formations ciblées, l'acquisition d'équipements, la mise en place de cadres de gestion communautaire et la mobilisation des acteurs locaux. « Les effets et impacts souhaités à travers l'intervention de l'assistance technique ne se réaliseront pas par une simple mise à disposition des outils produits, mais plutôt dans leur utilisation », a indiqué Ludovic Ngatsé. Il a invité les acteurs locaux à s'approprier ces ressources, à les actualiser régulièrement et à les intégrer dans les politiques publiques de décentralisation et d'urbanisme. Le ministre a également réaffirmé l'engagement du gouvernement à poursuivre les investissements, annonçant qu'un accord a été trouvé avec l'UE pour mobiliser une enveloppe supplémentaire de 2 millions d'euros afin d'achever les travaux de reprofilage du drain d'Impfondo à Owando, dans le cadre de la composante 2. Il a enfin rappelé qu’une gouvernance locale exemplaire, fondée sur la redevabilité, la transparence, le partage d'informations et la participation citoyenne, est seule garante de la pérennisation des acquis, conformément au projet de société du chef de l’État. De son côté, le chargé d’affaires de l’UE, Nilson Torben, a salué la qualité des résultats obtenus et leur ancrage concret dans les réalités des communes bénéficiaires. Il a souligné que la valeur ajoutée du programme réside dans sa double dimension technique et institutionnelle, qui a permis de renforcer l'articulation entre les communes et l'État, tout en promouvant une approche inclusive intégrant les questions de genre et de participation citoyenne. Nilson Torben a rappelé que la pérennisation est la pierre angulaire de la coopération européenne. « Un projet n'est réussi que si ses acquis sont utilisés, entretenus et adaptés dans la durée », a-t-il dit. Le représentant de l’UE a annoncé que les leçons tirées de Nkayi et Owando serviront de base stratégique pour la préparation du programme « Villes résilientes 2 », qui ciblera Brazzaville et Pointe-Noire, avec une approche renforcée sur la planification urbaine, l'assainissement et la résilience climatique. Pour le maire de Nkayi, Michel Batomissa Malanda, cette cérémonie de «mutation ontologique» de la gouvernance locale marque le passage du témoin entre l'assistance technique et la pleine souveraineté municipale. Il a pris cinq engagements fermes en faveur de sa municipalité en ce qui concerne la sécurisation budgétaire, la maintenance des infrastructures, l'appropriation rapide du plan local d'urbanisme, le respect de la périodicité du cadre de concertation, le vote de délibérations rendant obligatoire l'abonnement à la collecte des déchets, et le déploiement intégral du plan d'action post-projet. Le maire d'Owando, Michel Elenga Ekobo, pour sa part, a insisté sur la dimension institutionnelle et participative du programme, soulignant la mise en place de structures locales durables avec le comité de gestion et de développement communautaire, unité focale genre, comité polyvalent de gestion de l'assainissement et commission locale d'urbanisme. Il a rappelé qu'à l'issue des ateliers techniques des 13 et 14 juillet derniers, un plan d'action post-programme a été élaboré de manière participative, associant élus locaux, services techniques déconcentrés, société civile et chefs de quartier. Ce plan repose sur cinq piliers : le renforcement de la gouvernance locale, la consolidation des capacités administratives et financières, la gestion durable des infrastructures d'assainissement, l’amélioration des services de collecte des déchets, et la pérennisation de la participation citoyenne. La cérémonie a symbolisé le passage de relais institutionnel entre le ministère chargé du Plan et les ministères sectoriels de l'Urbanisme, de l'Assainissement et de la Décentralisation, désormais en charge de la mise en œuvre des politiques publiques. Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :1- Remise des documents aux responsables des collectivités locales /Adiac
2- Les participants à la cérémonie /Adiac Notification:Non |


Le programme financé par l'UE à hauteur de 32 millions d'euros (Près de 21 milliards FCFA), dans le cadre du 11e Fonds européen de développement, a été mis en œuvre depuis 2022 par le cabinet IBF. Il a été déployé dans les communes de Nkayi et d’Owando où l'assistance technique a permis de renforcer les capacités des collectivités territoriales et des administrations nationales face aux défis majeurs; notamment les inondations, l'érosion des sols, la gestion des déchets solides et liquides, et la pression démographique liée à une urbanisation rapide.









