Projet Africa PGI-Detect : la deuxième réunion annuelle ouverte à BrazzavilleJeudi 26 Mars 2026 - 14:58 La deuxième réunion annuelle de renforcement de la surveillance moléculaire pour préparation et intervention en cas d’épidémie s’est ouverte le 25 mars, à Brazzaville, en présence des délégués venus des Etats membres de l’Union africaine (UA), à savoir la Zambie, le Malawi, l’Union des Comores, la Tanzanie, le Cameroun, le Mali, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Sénégal et le Congo, du Centre des diagnostics & Systems de laboratoires (CDC Africa) et de la Fondation pour la santé publique en Afrique.
La réunion annuelle de trois jours a pour but de consolider les acquis des deux premières années, de partager les meilleures pratiques et de promouvoir la mise en œuvre durable de la surveillance moléculaire et génomique au sein de l’UA. Spécifiquement, il s'agit de présenter un aperçu de l’état d’avancement du projet Africa PGI-Detect, partager les expériences et les résultats obtenus par les pays, notamment en matière de réponse aux épidémies et d’analyse de laboratoire (Renforcement des capacités) ; présenter les principales réussites du programme de mentorat et de développement de la main-d’œuvre; identifier les principaux défis, les enseignements tirés et les recommandations pour l’initiative actuelle (Explorer des stratégies de pérennisation au-delà de la fin du projet); traduire les conclusions du projet en interventions concrètes et en recommandations politiques; et, renforcer la collaboration ainsi que la mise en réseau entre les Etats membres de l’UA, le CDC Afrique et l’Afrique Fondation de santé publique (APHF) et les partenaires mondiaux. Plusieurs sujets sont au programme de cette réunion, notamment les séances plénières présentant les réalisations, les défis et les mises à jour techniques du projet, les tables rondes axées sur l’impact du mentorat, la réponse aux épidémies, et la stratégie de durabilité, puis des séances de travail en petits groupes pour la planification par pays, la traduction des résultats en interventions, et le renforcement des systèmes de laboratoire ; une conclusion résumant les recommandations, les points d’action et les perspectives ainsi que les séances de réseautage pour les délégués des Etats membres de l’UA, du CDC Afrique, de l’APHF et des organisations partenaires. Dans son discours d’ouverture de la réunion, le directeur général du Laboratoire national de santé publique, le Pr Fabien Roch Niama, a déclaré que la réussite du projet PGI-Detect dépend également de l’engagement des décideurs politiques. Il est indiscutable, a-t-il poursuivi, que la surveillance génomique soit intégrée dans les politiques nationales de santé, et qu’elle bénéficie d’un financement durable. L’investissement dans ce domaine doit être perçu non pas comme une dépense, mais comme un levier stratégique pour la protection de la population. Par la même occasion, il a indiqué qu'il est question également d'accorder une attention particulière au renforcement des capacités humaines. La maîtrise des technologies de séquençage et d’analyse génomique nécessite des compétences spécifiques qui doivent être développées à travers des programmes de formation adaptés. « Permettez-moi de réaffirmer l’importance stratégique du projet PGI-Detect pour la santé publique en Afrique. En renforçant nos capacités de détection, d’analyse et de réponse, il contribue à sauver des vies, à prévenir les épidémies, et à promouvoir le développement durable », a-t-il conclu. Notons que le directeur par intérim du CDC Africa, le Dr Yenew Kebede (Addis Abeba, Ethiopie); le directeur exécutif par intérim APHF, le Dr Francisco Songane; et le directeur général du Laboratoire national de santé publique du Congo, le Pr Fabien Roch Niama, participent à cette rencontre de haut niveau. Guillaume Ondze Légendes et crédits photo :1- Une vue des délégués / Adiac
2- La photo de famille avec les officiels/Adiac Notification:Non |












