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Rangez pancartes, pas promesses

Lundi 18 Juillet 2022 - 9:58

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A la clôture de la campagne du premier tour des élections législatives et locales, le 8 juillet à minuit, se bouclaient aussi les opérations de charme menées par les candidats en direction de leurs partisans. En deux semaines, les premiers ont épuisé le stock d’arguments préparés pour la circonstance avant de retirer les affiches de propagande de la place publique, et sans s’en apercevoir forcément, ranger les promesses formulées à cette occasion.

Comment est-ce possible ? Parce que comme on l’a vu, tous les candidats ne pouvaient passer le cap du tour préliminaire du double scrutin. Le millier et plus de postulants aux cent cinquante et un sièges de l'Assemblée nationale, ainsi que le nombre équivalent de listes des compétiteurs partis à l’assaut des fauteuils des conseils locaux savaient d'avance que la course dans laquelle ils s’étaient engagés se gagne ou se perd en fonction des intentions des votants.

Pour ce qui les concerne, les électeurs ne se berçaient guère d'illusions : la campagne électorale était pour eux l'unique moment de profiter des largesses de leurs courtisans bardés d'éloquence et de serments. Ils leur ont renvoyé l'ascenseur le jour du vote les laissant ensuite seuls affronter leur destin. Au vu des résultats, les uns et les autres peuvent parfaitement se faire une idée du message reçu de leurs compatriotes. Et quoi encore ?

En attendant le second tour, les électeurs étaient bien retournés à leurs occupations journalières. De ce que sera la future Assemblée nationale et les assemblées locales en termes de rapports de force, les ossatures sont bel et bien dessinées. Confortée par les premières publications, la majorité présidentielle attend de rengager ses candidats dans l’épreuve finale fixée au 25 et 31 juillet.

La formation politique majoritaire, le Parti congolais du travail, et ses alliés peuvent à juste titre se réjouir mais ils devront aussi se donner le temps de lire en profondeur les aspirations des citoyens, candidats ou électeurs, qui leur ont parlé de diverses manières durant cette période de mobilisation générale et continueront assurément de leur parler en scrutant leur façon d’être et de faire.

Car la chose électorale devenant coutumière chez nous, les électeurs sont aussi accrochés à l’idée que tôt ou tard, disons pour ce cas précis dans cinq ans, ils seront de nouveau sollicités comme ils venaient de l’être. Pour les nouveaux élus, le moment est peut-être venu de tirer les enseignements qui s’imposent. L’un d’eux est qu’un mandat électif se vit auprès de ses délégataires.

Tout au long de la durée de celui-ci, ces délégataires ont droit au rapport sur les avancées enregistrées dans les instances où siègent leurs représentants et ce qu’elles changent à leur condition d’existence. Ils sanctionnent aussi en fonction de l’application ou non du pacte républicain par ceux qui font le serment d’y répondre avec esprit de suite.

 

Gankama N'Siah

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