Rapport ITIE 2023 : Pointe-Noire a abrité l'atelier de dissémination

Lundi 10 Août 2026 - 11:15

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimable

Après Brazzaville, le comité exécutif national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), sous la conduite de son secrétaire permanent, Florent Michel Okoko, en collaboration avec le Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (Paagir)/Banque mondiale, a organisé, le 7 août à Pointe-Noire, un atelier de dissémination du rapport de cette association internationale à but non lucratif, exercice 2023 pour le compte du Congo.

Sur le thème « Ensemble pour une gestion transparente, responsable et durable des ressources naturelles au Congo », l'atelier de dissémination du rapport ITIE 2023 a été organisé à l’intention des administrations publiques, des organisations de la société civile, des sociétés extractives et forestières dans l’objectif de les sensibiliser aux informations publiées dans ce document dont la validation aura lieu en janvier 2027.

Le secrétaire permanant, Florent Michel Okoko, intervenant après le mot de bienvenue lu par un membre de l'ITIE Congo, a indiqué que « Cette réunion constitue une phase déterminante du calendrier national ; de préparation décisive pour la validation. C’est une phase qui doit mobiliser l’attention de tous. Ainsi, l’année 2026 doit être mise à profit pour consolider les acquis et mettre en œuvre, de manière rigoureuse, les mesures correctives issues de la dernière validation, les recommandations formulées dans les rapports ITIE, ainsi que les nouvelles exigences de la norme dans sa version 2023 ».

Les échanges étant focalisés sur des revenus des industries pétrolières, minières et forestières, Florent Michel Okoko a  expliqué que certaines productions ont été réduites suite à la  mise en œuvre en 2023 d’une disposition qui régit le code forestier. A cet effet, 41% des ressources forestières n’ont pas été valorisées. «Les industries forestières n’ont pas pu commercialiser un certain nombres de leurs produits, notamment les grumes. Il est aussi important de souligner qu’en 2023, la production minière de la société Soremi a été prise en compte, ce qui a permis de montrer que le Congo est entré dans la sphère des pays dont les mines peuvent être produites et exploitées de manière industrielle», a-t-il dit. cependant, a-t-il poursuivi, dans le secteur pétrolier, la production est plus ou moins stable. Evoquant les chiffres qui figurent dans le rapport ITIE 2023, l’orateur a noté qu' « En gros, les chiffres sont de l’ordre de, 981 milliard FCFA de la production pétrolière, 2,6O milliards de la production minière, et 12 milliards de la production forestière ».

D’après Florent Michel Okoko, les coûts des industries extractives et forestières font partie des problèmes dans ce processus de l'ITIE, parce que la construction des infrastructures et les compensations en dépendent. Le problème lié à l'espace civique, à la nomenclature budgétaire par rapport aux industries extractives pour le Trésor public doit aussi être pris en compte, parce qu'en janvier 2027, le Congo passera au processus de la validation. 

Un outil d’aide à la décision de redevabilité

Notons que la validation à la norme ITIE est un instrument international qui assure la transparence des données, la fiabilité des informations et une meilleure contribution aux flux financiers issus des secteurs du pétrole, du gaz, des mines et de la forêt. En effet, la réussite de ce processus, dont la démarche oblige la divulgation publique des données sur la chaîne de valeur du secteur extractif, conditionnera non seulement la qualité des prochaines validations, mais également la crédibilité de la gouvernance extractive, ainsi que la confiance des partenaires, a ajouté Florent Michel Okoko.

Il a rassuré que l'«l’ITIE constitue aujourd’hui un cadre essentiel du dialogue entre l’Etat, les entreprises et la société civile qui permet de mettre à la disponibilité du public des informations fiables et vérifiables sur les activités extractives, des payements des entreprises, des informations sur ces payements, les recettes de l’Etat, la production et les exportations, les licences ainsi que la gouvernance des entreprises publiques et la propriété effective ».

Ce rapport ITIE 2023, s’inscrit ainsi dans une démarche qui va au-delà de la simple publication des données. Il constitue un outil d’aide à la décision de redevabilité, d’amélioration des politiques publiques, notamment en matière de mobilisation et de sécurisation des recettes issues du secteur extractif. « Cette dimension revêt une importance particulière au regard de la vision du gouvernement portée par le programme " Accélérons la marche vers le développement" qui accorde une place importante à la mobilisation des recettes, à l’amélioration de la gestion des ressources publiques », a-t-il martelé.

A l'issue de cet atelier, les participants ont salué la démarche du secrétariat permanent qui leur a permis d'entrer en possession du contenu du rapport ITIE 2023. Parmi ses informations, la mise en place d’une cartographie des risques de corruption dans les secteurs extractifs ; la traçabilité et la désagrégation du revenu de gestion du champ pétrolier Tilapia ; la divulgation des revenus issus des services rendus aux entreprises des hydrocarbures ; le renfoncement de la continuité et de la synchronisation de la chaîne de recouvrement des recettes pétrolières ; et la conduite d’un audit indépendant et ciblé, portant à la fois sur les recettes et les compensations forestières, d’une part, et sur l’exécution effective des accords d’infrastructures, d’autre part, afin de reconstituer les engagements contractuels, les travaux réalisés, les flux compensés et les soldes associés.

La présidente de l’organisation non gouvernementale Les bâtisseuses, Renate Marie-Renée Tshibuy, s’est réjouie  de la tenue de cet atelier. «  J'ai un sentiment de satisfaction après cette session de dissémination du rapport ITIE 2023. La transparence étant un principe de bonne gouvernance, nos communautés voir les sociétés extractives et forestières ont intérêt de divulguer les chiffres fiables et vérifiables et, à partir des données de l’ITIE , le gouvernement peut prendre les bonnes décisions», a-t-elle souligné.

Charlem Léa Itoua

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille des participants à l'atelier / Adiac

Notification: 

Non