Ressources hydrauliques et électricité : des options sur la table pour le développement du site d’Inga

Samedi 21 Septembre 2013 - 18:44

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Le groupement des bureaux d’études AECOM et EDF a présenté son rapport final des études de faisabilité du développement optimal du site d'Inga et des lignes d'interconnexion au cours d'un atelier de deux jours, mettant ainsi un terme à la fiction, et ouvrant par la même occasion la voie à des décisions stratégiques futures pour le démarrage effectif des travaux en octobre 2015.

Les études sont financées à hauteur de quatorze millions de dollars américains par la Banque africaine de développement (BAD). Ainsi ce rapport final présenté et discuté au Grand Hôtel Kinshasa du 20 au 21 septembre a-t-il révélé les options possibles. Il a été réaffirmé l’intérêt de promouvoir le mode partenariat État-privé pour développer un projet particulièrement budgétivore. Une ouverture àdes partenaires potentiels confirmée par la présence à ces assisses des ministres de l’Énergie des pays africains, de la commissaire de l’Union africaine en charge de l’Énergie et des infrastructures, du directeur des opérations de la Banque mondiale, du représentant résident de la Banque africaine de développement, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ainsi que des représentants des communautés économiques régionales, sous-régionales et pools énergétiques africains, sans compter les experts nationaux et internationaux. Vu sous cet angle, c’est la plus importante réunion au regard de la forte participation des acteurs clés dans l’aboutissement du projet qui demeure à n’en point le plus important jamais mis en place en Afrique subsaharienne.

Enfin, la deuxième option prend en compte la construction de la première phase appelée Inga III Basse Chute pour une puissance de 4800 MW grâce au canal d’amenée de douze km situé dans la grande vallée de la Bundi. Beaucoup de participants se sont montrés intéressés à aller directement à l’érection du Grand Inga. L’on a cité, par exemple, le Nigéria. Des sources proches des organisateurs de l’atelier ont évoqué la possibilité de l’arrivée d’une délégation ministérielle sud-africaine concernée de près par le projet d’autant que les lignes devront quitter Inga pour ce pays. La troisième option consiste à l’ériger un barrage unique qui sera équipé en six phases (Inga III, Inga IV, Inga V, Inga VI, Inga VII et Inga VIII) pour une puissance totale de 44.000 MW. Enfin, il y a une option de décision dégagée sur un point névralgique, en l'occurence la structure technique et financière d’Inga III. Il est question d’impliquer les opérateurs privés ayant en charge la tâche de financer la prise d’eau, le canal d’amenée, le barrage et la centrale pour un cout de 8.400.000.000 dollars américains. Quant à l’État congolais, il est chargé de prendre à sa charge la construction de la ligne et du poste national pour un cout de 3.430.000.000. Pour le coût total, il est arrêté ainsi à un peu plus de onze milliards de dollars américains.

Après cet important atelier, la prochaine étape est la mobilisation des fonds nécessaires pour la préparation du projet jusqu’à sa mise en œuvre effective. Ensuite, l'on a annoncé la sélection transparente prochaine du candidat développeur, la promulgation de la loi sur l’électricité, et le fonctionnement harmonieux des structures de gestion au quotidien du projet déjà mis en place. La pose de la première pierre est annoncée pour le mois d’octobre 2015. Pour le reste, le gouvernement a déjà enclenché une campagne de vulgarisation et d’explication sur les enjeux du projet, particulièrement dans l’ouest du pays concerné par le projet. Il a rappelé qu’il est sans impact néfaste sur l’environnement mais pourrait au contraire aider à accélérer la croissance économique de la RDC en résolvant durablement la question de la fourniture en électricité. 

Laurent Essolomwa

Légendes et crédits photo : 

Une vue de la forte participation aux travaux