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Rien n’est plus important …

Dimanche 10 Juillet 2022 - 15:26

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 Oui, si l’on réfléchit bien, rien n’est plus important dans le moment présent que d’aider notre voisine et notre sœur la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, à résoudre  sans délai les problèmes auxquels elle se trouve confrontée et dont l’aggravation continue menace désormais la stabilité de l’Afrique centrale tout entière. En apportent la preuve la multiplication des agressions qui frappent les populations de l’Est de ce vaste pays et peut-être plus encore les tensions qui ne cessent de s’aggraver entre la RDC et le Rwanda alors même que la communauté internationale s’efforce de les apaiser.

Au-delà des problèmes que doit résoudre son président actuel,  Félix Tshisekedi Tshilombo, le Congo démocratique occupe – il est important de le rappeler – une position clé au cœur du continent africain : deuxième pays le plus vaste de cette partie du monde avec ses 2.345.000 kilomètres carrés et troisième pays le plus peuplé du continent avec ses quelques 90 millions d’habitants il domine de fait le deuxième poumon de la planète qu’est l’immense Bassin du Congo ; exactement comme le Brésil, en Amérique latine, occupe pour une large, très large part le Bassin de l‘Amazonie.

Aider un pays aussi vaste à résoudre les multiples problèmes auxquels il se trouve confronté soixante-deux ans après son accession à l’indépendance – le 30 juin 1960 très précisément – est d’autant plus important, pour ne pas dire essentiel, que de sa stabilité intérieure dépend pour une large part le sort des pays qui l’entourent et qui constituent l’une des communautés humaines les plus importantes de l’Afrique. Mais cela ne pourra se faire que si l’Afrique centrale dans son ensemble se mobilise dans tous les domaines   – politiques, économiques, financiers, culturels, diplomatiques, stratégiques, donc militaires – afin d’aider le peuple congolais à asseoir son unité sur des bases solides.

Une telle mobilisation n’étant guère facile comme on l’a vu partout dans le monde tout au long des siècles précédents – Chine, Etats-Unis, Inde, Europe, Russie … – tout doit être mis en  oeuvre aujourd’hui pour que l’ensemble du Bassin du Congo se rassemble dans une même communauté, résolve ses problèmes internes et externes, crée les institutions collectives qui permettront de guérir les blessures de l’Histoire, se dote des moyens stratégiques qui le mettront à l’abri des guerres intestines, des tentatives de recolonisation par l’économie, les finances et l’exploitation des ressources naturelles, bref franchisse enfin un pas décisif sur la voie de l’unité régionale.

Il est clair, pour nous en tout cas, que l’avancée de ce processus historique ne  sera possible que si les pays situés au cœur du Bassin du Congo s’entendent rapidement sur l’essentiel qui est la mise en place d’une coopération permanente dans les domaines les plus sensibles. En commençant bien sûr par l’abaissement des frontières artificielles  que les puissances coloniales ont élevées il y a un siècle et demi afin d’affirmer leur grandeur et leur pouvoir...

Dans ce contexte la construction du Pont route-rail au-dessus du fleuve Congo qui se confirme enverra un signal fort à la communauté mondiale dans son ensemble. Souhaitons donc qu’elle s’accélère et permette au plus vite de rendre possible, aisée et donc productive dans tous les domaines la coopération multiforme des deux Congo.

Rien en effet n’est plus important aujourd’hui, convenons-en, que ce rapprochement multiforme.

Jean-Paul Pigasse

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