Sécurité maritime : l’Onudc présente son plan d’action à court terme pour 2023

Lundi 14 Novembre 2022 - 17:21

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Lors d’une entrevue avec le secrétaire permanent du Comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les Eaux continentales (Sepcim-Aemec), Eric Olivier Sébastien Dibas-Franck, le coordonnateur du Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime en Afrique centrale, Aliou Sall, a dévoilé les trois principales activités de son plan d’actions qui sera mis en œuvre l’année prochaine au Congo.

 Aliou Sall a indiqué que le plan d’action 2023 s’appuie sur un cadre normal harmonisé à tous les Etats du golfe de Guinée :  l’harmonisation des procédures opérationnelles standards entre acteurs impliqués dans l’action de l’Etat en mer ; la révision du code pénal et la dotation de deux tribunaux en équipements adéquats pour pouvoir conduire des procès. « 2023, c’est autre chose, nous devons nous engager sur un autre plan d’action qui consiste en la révision du Code pénal », a fait savoir Aliou Sall.

Pour ce faire, une série de formations opérationnelle et théorique sur les techniques de collecte des preuves et le recueilli des preuves électroniques sera conduite pour jauger sa conformité en phase avec les conventions internationales, en vue de connaître des cas d’actes de piraterie. Cette série de formations sera la première activité qu’entreprendront ensemble l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) et le Sepcim-aemec, selon le coordonnateur du Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime en Afrique centrale.

Ces activités, menées dans le cadre du Programme d’appui à la stratégie de sûreté et de sécurité maritime en Afrique centrale, débuteront par une formation théorique, les 17 et 18 novembre à Pointe-Noire, et un exercice pratique en mer sur les connaissances acquises par les officiers de la police judiciaire. A partir du 21 novembre se tiendra à Brazzaville un procès fictif sur la conduite des infractions en mer, notées pendant l’exercice maritime par les officiers de police judiciaire au large des côtes maritimes. De même, ce procès mettra en exergue les connaissances acquises l’année dernière à travers de multiples formations déjà exécutées.

Concernant l’harmonisation des procédures opérationnelles standards, Aliou Sall a souhaité l’implication de tous les acteurs pour une bonne coordination du travail. « Nous avons noté que ces acteurs ont chacun son mode opérationnel et cela ne participe pas à une action efficace quand il s’agit d’infraction en mer dans les eaux continentales », a-t-il déploré. A en croire Aliou Sall, il est important que les pays du golfe de Guinée se dotent d’un cadre légal en phase avec les conventions internationales pour atteindre la compétence universelle, permettant de juger et de condamner les suspects afin d’éviter le vide juridique et par ricochet leur libération.

Par ailleurs, Aliou Sall a rappelé que le plan d’action antérieur, similaire au nouveau, a réussi à 100% en l’espace de trois mois. Ce qui montre bien le fort engagement des plus hautes autorités du Congo qui ont multiplié les efforts en vue de préparer les réponses appropriées à la montée des actes illicites en mer.

Le secrétaire permanent a dit…

Pour sa part, Eric Olivier Sébastien Dibas-Franck a évoqué le management stratégique de la mer du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, prononcé le 29 octobre 1998 à Brazzaville, à l’occasion de la conférence interministérielle des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du centre sur les transports maritimes, considéré aujourd’hui comme une boussole du secrétariat permanent. Ces formations organisées au bénéfice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et de ses Etats membres, dans le cadre de Programme de lutte contre la criminalité maritime de l’Onudc, ont été cofinancées par l’Union européenne.

Le Programme d’appui à la stratégie de sûreté et de sécurité maritime en Afrique centrale est une stratégie de l’Union européenne pour le golfe de Guinée, lancé en 2014. Il fait suite à de nombreuses initiatives que les pays de la sous-région, particulièrement les institutions, mettent en avant, en se référant au Protocole de Kinshasa de 2009, l’Architecture de Yaoundé et des différentes résolutions des Nations unies de lutte contre la criminalité maritime.

 

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

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