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Congo: le 15 août comme un don de Dieu

Vendredi 14 Août 2026 - 22:56

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Deux regards se conjuguent en conséquence : celui de l'acteur politique et celui de l'homme d'église. 

Le premier aura tendance, en toute légitimité, à considérer le chemin parcouru vers l'indépendance. La sueur a coulé, du sang a été versé, des vies ont été fauchées, des privations se sont multipliées, des noms sont apparus. Ceux des héros dont le courage et l'action ont été couronnés de succès. Ils font l'histoire aux côtés de leurs peuples et traversent le temps. "Les héros du peuple sont immortels, leurs bonnes œuvres méritent d'être sanctifiées », se félicite-t-il.

Le second, lui, va magnifier l'événement dans son accomplissement. Il s'interroge si le succès ainsi célébré n'est rendu possible que par le seul engagement de l'homme fait de chair et de sang ; si une volonté extérieure, puissante et inébranlable, n'y a pas mis du sien. Il se convainc que, si « une force irrésistible est nécessairement intervenue, elle s'appelle Dieu ».

Le religieux tire la conclusion que sûrement, très certainement, l’homme n'a agi que comme intermédiaire, comme suppléant. De ce fait, déclare-t-il comblé : « Il n'y a pas de doute, la victoire est le résultat d’efforts conjugués, mon pays s'est libéré du joug de l'oppression, de grâce il aspire à l'unité et au développement ».

Auprès de nos confrères de Vatican News, la célébration du jour de l'indépendance du Congo, ce 15 août 2026, a fait l'objet d'une évocation ancrée dans la pensée spirituelle par une voix coutumière. Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, c'est de lui qu'il s'agit, a commenté le 66e anniversaire de la fête nationale.

Pour l'archevêque de Brazzaville, - je ne le prendrai pas au mot mais à l'esprit de son mot-,  le 15 août est aussi " un don de Dieu ". Le prélat pose le lien entre la fête de l'Assomption, commémorée le même jour par les fidèles chrétiens, et celle qui unit les Congolaises et les Congolais autour de l'idéal de souveraineté. Deux événements heureux en une seule date, il y a de quoi tirer la conclusion qui vaille.

En quelques dictons, « l'archevêque invite les fidèles à ne pas réduire le 15 août à un simple jour férié, mais à en faire une véritable journée de prière et d’action », et appelle chaque chrétien à devenir, « dans son travail, dans son quartier, dans sa famille, un instrument de paix », peut-on lire.

Ce message d'unité résonne au-delà du cercle des catholiques, il touche les enfants des quatre coins du Congo sans exception pour créer une convergence de vues au profit de la nation entre le citoyen, le politique et le religieux. Et c’est là que l’acteur public et l’homme d’église se rejoignent et rendent l’espérance possible.

Gankama N'Siah

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Édition Quotidienne (DB)

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