Election présidentielle de mars : le CSLC rappelle aux journalistes les normes de la couverture médiatique

Mercredi 25 Février 2026 - 8:15

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Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Médard Millandou Nsonga, a échangé, le 24 février 2026 à Brazzaville, avec les professionnels des médias pour leur rappeler les directives de la couverture médiatique de l’élection du président de la République, scrutin des 12 et 15 mars prochains.

La couverture médiatique d’une élection politique, a indiqué le président du CSLC, obéit à un cadre juridique approprié qui fait appel au respect du pluralisme, de l’égalité et de l’impartialité dans le traitement de l’actualité électorale. Ainsi, les médias ont l’obligation d’observer des orientations édictées par le CSLC, conformément à ses prérogatives.

En ce qui concerne les obligations et les devoirs des médias, il convient de noter que pendant la campagne électorale, ils sont tenus d’informer le public de manière complète, honnête et responsable sur le processus électoral, notamment les forces en présence, les enjeux du scrutin, l’organisation et les modalités du vote.

Pour ce qui est du principe d’égalité dans le traitement de l’actualité électorale, l'on retient que les entreprises de radio, de télévision, de presse écrite et des médias en ligne sont tenues de respecter ce sacro saint principe dans le traitement des activités  des candidats et de leurs soutiens. Ce principe implique, en effet, un temps d’antenne équivalent ; un espace rédactionnel équilibré et des conditions de diffusion identiques pour des formats comparables.

Les médias doivent veiller à ce que les commentaires, les analyses et traitements éditoriaux des déclarations, les écrits et activités des candidats ou de leurs soutiens soient équilibrés et impartiaux. A ce titre, a précisé Médard Milandou Nsonga,  les commentaires ne doivent pas déformer le sens des propos rapportés ; les extraits diffusés ne doivent pas dénaturer le message initial et les tranches horaires attribuées aux émissions de campagne doivent être réparties de manière équilibrée, y compris aux heures de grande écoute.

Par ailleurs, a insisté le président du CSLC, pendant la durée de la campagne électorale et du déroulement du scrutin, les médias doivent s’abstenir de diffuser des informations de nature à porter atteinte à la paix, à l’unité nationale ou à la cohésion sociale ; publier des informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude ne sont pas établies ; relayer des contenus manipulés, y compris par l’intelligence artificielle, à des fins de tromperie ;  diffuser des propos diffamatoires, mensongers, injurieux ou incitant à la haine, à la division ou aux troubles à l’ordre public ; diffuser en direct des manifestations de campagne électorale ;  diffuser des archives ou montages altérant le sens initial des documents ; publier, diffuser ou commenter des sondages pendant la semaine qui précède l’élection ainsi que pendant le déroulement du scrutin ; diffuser en dehors des programmes autorisés toute propagande électorale lors des animations libres ou à travers des chansons et diffuser toute propagande ou campagne électorale déguisée vingt-quatre heures avant le jour du scrutin.

 

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Une vue de l'assistance à la rencontre / Adiac

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